Monter un projet avec le Muséum d’Histoire naturelle de La Rochelle publié le 30/01/2019

Centre de culture scientifique et technique

Le Muséum d’Histoire naturelle de La Rochelle

Le Muséum de La Rochelle est installé dans un hôtel particulier classé monument historique, construit entre 1708 et 1718 au cœur de la ville. Devenu palais des gouverneurs d’Aunis, en 1748, l’hôtel se voit adjoindre deux ailes en 1775.
Au début du XIXe siècle, la bibliothèque municipale investit l’aile droite de l’hôtel, tandis que l’aile gauche est réaménagée, en 1832, pour accueillir le cabinet d’histoire naturelle de Clément Lafaille (17181-1782), collectionneur rochelais, qui lègue par testament (daté de 1770) l’ensemble de ses collections de coquillages, fossiles et animaux naturalisés, le mobilier de son cabinet et sa riche bibliothèque à l’Académie Royale de La Rochelle. Il ajoute à ce legs une somme conséquente “pour servir soit à l’augmentation de la bibliothèque, soit à ses autres besoins, à la charge et conditions que ledit cabinet soit ouvert au public une ou deux fois par mois et journellement aux amateurs et aux étrangers” (Ouest-paléo.net).
Ce n’est qu’en 1805, après la Révolution et bien des péripéties, que la mairie de La Rochelle valide l’exécution testamentaire. Entre-temps, des pièces de la collection ont eu le temps de disparaître, mais le mobilier du cabinet est retrouvé en totalité.

La collection Lafaille est tout d’abord présentée au public à l’Hôtel de Ville. Par la suite, l’ensemble est progressivement complété par les collections d’autres naturalistes locaux, si bien qu’il devient nécessaire de trouver un lieu plus adapté. C’est ainsi qu’est fondé le “Muséum Lafaille”, en 1832, tandis que le jardin est aménagé en jardin botanique.
En 1996, le musée, désormais connu sous le nom de “Muséum d’Histoire naturelle et d’ethnographie”, lance d’importants travaux de réhabilitation : aménagements intérieur et extérieur, climatisation des réserves, doublement de la surface d’exposition en sous-sol, création d’un auditorium et d’une salle d’exposition temporaire.
Labellisé “Musée de France” en 2003, le Muséum de La Rochelle rouvre ses portes en 2007 et propose désormais une muséographie contemporaine, interactive, qui intègre les espaces anciens restaurés.

Le Muséum de La Rochelle remplit à la fois des missions scientifiques (collecter, préserver, étudier) et culturelles (présenter, commenter). Au service de ces missions, les 2 300 m² d’exposition offrent aux visiteurs un parcours interactif en 32 salles. Une multitude d’objets issus des collections naturalistes et ethnographiques rassemblées depuis le XVIIIe siècle permettent de découvrir la biodiversité des milieux naturels et la diversité culturelle des populations d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie.
Aux séries d’histoire naturelle se sont en effet ajoutées l’archéologie au XIXe, puis l’ethnographie au XXe siècle. La richesse du milieu naturel local, l’exploitation et l’étude du milieu marin et l’ouverture sur le monde par le commerce maritime ont favorisé l’enrichissement des collections et leur diversification.

► Le site internet du Muséum propose une visite virtuelle (panorama à 360°).

Collections permanentes : le cabinet Lafaille

Les cabinets de curiosités d’origine naturelle ou humaine existent depuis le XVIe siècle. Au siècle des Lumières, l’émergence de l’Histoire naturelle en tant que science favorise l’apparition de cabinets spécialisés. Celui de Clément de la Faille (1718-1782) en est un témoignage.
Le mobilier, récemment restauré et réalisé sur mesure dans les années 1760 pour rassembler une importante collection d’histoire naturelle, fait partie du Muséum de La Rochelle depuis sa création en 1832.

La collection d’archéologie

La collection d’archéologie (2e étage), section du Muséum issue d’un don en 1872, comprend de nombreuses pièces consacrées à la Préhistoire et la Protohistoire, provenant de Charente-Maritime, de quelques grands sites nationaux ainsi que d’autres continents. L’originalité du fonds réside notamment dans la présence de séries africaines, asiatiques et américaines.

L’ensemble consacré à la civilisation africaine des Sao, qui vécurent autour du Lac Tchad et connurent leur apogée entre les Xe et XVIe siècles, est l’une des plus belles collections archéologiques d’Afrique conservée dans une institution publique française.
 

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(1) Né Clément de la Faille