Le Temps sculpté et Enluminé au Bas Moyen Age publié le 17/05/2011

Le contexte artistique

L’art roman, fruit d’une société profondément religieuse, rurale et morcelée s’exprime selon une pluralité de formes dans toute l’Europe. Les décors sculptés sur les tympans et les chapiteaux représentent des scènes de la bible, mais aussi les travaux agricoles et les signes du zodiaque.
Le sculpteur doit éduquer et impressionner les fidèles, qui ont la hantise du jugement dernier.

Le culte des reliques

Dire ce que sont les reliques (voir article sur le site en sixième « les Premiers Chrétiens »)
Indiquez les reliques les plus vénérées par les Chrétiens du Moyen-âge.
Ex. la couronne d’épine du Christ, son linceul….
Ex. Reliquaire de Sainte Foy de Conques. IX ème s.

Le culte des reliques a déterminé des modifications dans l’architecture de l’Eglise.
Les reliques, auparavant conservées dans la crypte située en-dessous du chœur, vont être placées dans des chapelles positionnées dans l’abside et un chemin (le déambulatoire) permettra aux pèlerins de déambuler, sans perturber le service ou la méditation.

Les bâtisseurs

La fonction de la sculpture est présente partout dans les églises romanes : sur les chapiteaux, les tympans, les portails. Son lien avec l’architecture ne lui permet pas de s’en détacher (et de s’exposer « en ronde bosse »).
La sculpture s’adapte aux espaces laissés par l’architecture.
Les ouvrages sont solides et massifs. Les thèmes sont religieux et symboliques.

1. Les livres de pierre

La société étant encore très rurale, le public qui fréquente les églises est en majorité analphabète.
Le sculpteur narre les Histoires de la Bible, Ancien et Nouveau Testaments, mais exécute aussi des représentations fantastiques, monstrueuses et déformées, vouées à épouvanter ceux qui les regardent : l’objectif étant de les éloigner de toutes tentations, dangers du péché, présence du diable.

L’alliance du sacré et du profane

Le temps terrestre a une correspondance avec le temps céleste, scandé par le déplacement des planètes et représenté par les symboles du zodiaque.
La nature scande les temps du paysan, mais c’est l’église qui l’emplit de sens.Le cycle des mois et des travaux y correspondant est une thématique de prédilection des artistes romans, aussi bien dans les reliefs sculptés, que dans les enluminures. C’est au Moyen-âge que s’opère la fusion entre Chronos, père mythologique de Zeus et Chronos, dieu grec du temps, identifié avec la Sagesse.

Le zodiaque est une expression qualitative du temps, caractérisée par l’influence des planètes sur l’existence humaine, divisée en 12 parties égales, correspondant aux 12 mois de l’année. Lors de l’avènement du christianisme, on cherche à concilier la tradition astrologique du passé avec la nouvelle orthodoxie religieuse en interprétant en un sens moral de nombreuses figures zodiacales : aux personnalités mythologiques s’ajoutent les 12 apôtres ou des prophètes et la figure de l’année au centre de la roue est remplacée par celle de Jésus-Christ Chronocrator. Le motif apparaît surtout à la renaissance dans la représentation à caractère philosophique et moral des horoscopes de souverains, papes et autres autorités.

Les saisons marquent les moments fondamentaux de la vie de l’homme, la naissance, la maturité, le déclin, la mort.
Le mythe olympien associe Zeus au bélier (printemps) Hélios, le lion (été) Dionysos, le taureau (automne), Hadès, le serpent (hiver).
Au moyen-âge et à la Renaissance, l’iconographie représente les saisons à l’aide des activités agricoles : semailles, fenaison et moisson, récolte et vendanges, chasse.


 L’art roman : en Italie comme en France