Bilan des séances d'observation des usages du TBI en Histoire-Géographie publié le 05/04/2007  - mis à jour le 23/08/2018

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Les apports du TBI

 Le premier apport, indéniable, et sans doute le plus important d’un TBI, est sans conteste son interactivité. L’enseignant peut intégrer dans le logiciel du TBI tous les types de documents (ou pratiquement tous) : textes, animations flash, images, vidéos ... Ce logiciel qui s’apparente beaucoup à un diaporama, lui permet de revenir en arrière, d’annoter, de corriger très facilement. En allant très loin (et sans doute trop car cela semble risqué au plan pédagogique), un enseignant a la possibilité de réaliser toute sa séquence sur le TBI.

 La plupart des logiciels accompagnant les différents TBI permettent de travailler par couches. Après avoir capturé une image sur un site internet ou une application (type google earth, nasa worldwind), il est assez aisé de réaliser un croquis ou un schéma. La manipulation d’images et de formes vectorielles s’apparente alors à un jeu d’enfants. Cette superposition offre d’autres possibilités intéressantes avec une photographie et dans une couche inférieure un plan, plusieurs photographies sous une carte ...

 Les fonctions spécifiques de mise en valeur apportent aussi un plus pédagogique. Le zoom sur une carte, une image, la possibilité de ne découvrir qu’une partie d’une image, d’une carte avec les fonctions store ou spot se retrouvent dans la plupart des logiciels de TBI.

 La plupart de ces derniers possèdent une bibliothèque de ressources propres (images, formes, fonds de carte,...). Cependant l’enseignant a la possibilité de créer ses propres ressources.

 Même si la manipulation aisée des images ou des formes vectorielles semble un des atouts majeurs des logiciels de TBI, le travail sur le texte est aussi possible voire très intéressant. L’enseignant peut scanner le devoir d’un élève et s’appuyer sur celui-ci pour la correction (grâce au stylo ou au surligneur, aux formes géométriques pour encadrer). De plus, il peut coller un texte dans le logiciel du TBI et le retravailler. Pensons par exemple à un poème où l’enseignant va demander aux élèves de rechercher les différents champs lexicaux. L’utilisation de l’OCR (reconnaissance de caractères) semble aussi très intéressante (le clavier virtuel n’étant pas très pratique) même si elle demande une adaptation.

 L’enseignant peut enregistrer toute ou une partie de la séquence réalisée à l’aide du TBI. Ainsi, il aura la possibilité de la mettre à disposition des élèves (pensons au cas d’un élève absent, d’un élève qui n’a pas compris une explication, ...).

Les points négatifs

 Utiliser en permanence un TBI semble tentant mais il ne faut pas tomber dans l’excès du "Tout TBI" où l’enseignant a réalisé toute sa séquence à l’aide du logiciel du TBI. le cours risque alors de devenir une "superconférence", un véritable cours frontal.

 Inconsciemment, le travail sur le texte (avec des possibilités très pertinentes) risque d’être "oublié" au profit de la manipulation des images et des formes vectorielles.

 La préparation du cours. Pour certains enseignants, la préparation d’une séquence (ou au moins d’une partie) utilisant le TBI prend plus de temps qu’un cours classique. De plus, il faut du temps pour maîtriser les différentes fonctionnalités d’un logiciel de TBI. Pour d’autres, il est simple de l’utiliser sans pré-requis informatique.

Pour conclure

Il me semble que toute séquence utilisant les TICE est souvent plus consommatrice en temps qu’une séquence ordinaire. Cependant la plus-value pédagogique fait oublier ce temps de préparation supplémentaire, du moins c’était mon cas.
Concernant un nouveau logiciel comme celui d’un TBI, la prise en main demande toujours plus de temps. Une fois qu’il est utilisé régulièrement, l’enseignant va de plus en plus vite pour réaliser ses séquences. De plus, le logiciel du TBI permet de réaliser une production qui n’était possible qu’avec plusieurs logiciels (traitement d’images, de texte, éditeur HTML, ...). En celà, il est vraiment facilitateur et simplifie le travail de l’enseignant désirant utiliser les TICE dans ses pratiques.