Monter un projet avec le Théâtre d'Angoulême publié le 20/11/2019

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Théâtre d’Angoulême - Scène nationale

Architecture

De style néo-classique, le Théâtre d’Angoulême est inauguré en mai 1870. Il est réhabilité en 1997 et seuls les quatre murs extérieurs sont conservés, tandis qu’à l’intérieur, un espace aéré alliant pierre, verre et métal abrite désormais trois salles de spectacle : la grande salle (687 places), le studio (103 places au 3e étage) et l’odéon (60 places au sous-sol), qui permettent l’accueil de formes artistiques variées. Un espace d’exposition occupe également une partie des caves.

Vous avez dit “Scène nationale” ?1

À l’origine théâtre municipal, le Théâtre d’Angoulême obtient le label de Centre d’action culturelle en 1977. En 1991, à la création du nouveau label par le ministre de la Culture Jack Lang, le Théâtre d’Angoulême devient l’une des quatre Scènes nationales de la région Poitou-Charentes, avec La Coursive (La Rochelle), Le Moulin Du Roc (Niort) et le Théâtre Auditorium de Poitiers. Ce label regroupe aujourd’hui 74 structures, réparties dans toute la France. Chacun de ces établissements est soutenu par l’État et les collectivités territoriales.

Les activités de toute Scène nationale répondent à des missions, définies par le ministère de la Culture, relevant de trois champs de responsabilités. Chaque théâtre dépositaire du label “Scène nationale” revendique ces trois engagements, tout en développant un projet qui lui est propre.

 Une responsabilité artistique

Conformément au cahier des charges d’une Scène nationale, la programmation du Théâtre d’Angoulême est résolument pluridisciplinaire (théâtre, danse, musique, arts de la piste,…) et reflète les principaux courants de la production actuelle, que ce soit pour le spectacle vivant, le cinéma, les arts visuels etc.

En tant que Scène nationale, le Théâtre d’Angoulême s’engage par ailleurs à soutenir la recherche artistique et la création. Ce soutien s’exprime par le biais d’apports de production ou de coproduction à des équipes artistiques, mais aussi de résidences, de mise à disposition de lieux de travail, d’inscription de projets dans la programmation.

 Une responsabilité professionnelle

Partout en France, les Scènes nationales ont tout d’abord fait figure d’exemples pour l’aménagement culturel du territoire. Désormais, elles doivent parvenir à jouer dans la durée leur rôle de moteur et servir de références dans le secteur de la création et de la diffusion artistiques.

 Une responsabilité publique

Cette responsabilité se traduit par l’attention et le soin accordés à un territoire et à sa population, dans toutes ses composantes particulières. En fonction de la diversité des partenariats publics créés avec chaque scène bénéficiaire du label, l’étendue de ce territoire peut varier, allant de la grande agglomération au département, voire au-delà.

Le Théâtre d’Angoulême a ainsi établi des partenariats artistiques avec la Comédie Poitou-Charentes et différentes compagnies basées en Poitou-Charentes ou en Nouvelle-Aquitaine (L’Oubliée, La Petite Fabrique,...), et collabore aux grands événements culturels qui contribuent au rayonnement du territoire, tels le Festival International de la Bande Dessinée, Musiques Métisses ou Piano en Valois.

D’autre part, la volonté d’atteindre tous les publics se traduit par la délocalisation de certains spectacles, qui partent à la rencontre de leurs spectateur.trice.s, et par la création, en 1997, du festival La Tête dans les Nuages, destiné aux jeunes et aux familles.

Éducation artistique et culturelle au Théâtre d’Angoulême

Le Théâtre d’Angoulême a pour ambition d’inviter tous les publics, par le choix des spectacles programmés, à s’interroger, à garder leurs sens en éveil, à s’étonner, à sortir des sentiers battus, à rire et à s’émerveiller.

En plus des rendez-vous tous publics, le Théâtre place chaque saison une quinzaine de spectacles sur le temps scolaire avec en point d’orgue, sur une semaine du mois de mars, le festival La Tête dans les Nuages, qui s’adresse aux enfants comme à leurs parents et propose également des séances scolaires. Les spectacles sont joués dans différentes salles de la ville d’Angoulême.

Pour un.e enseignant.e, aller au théâtre avec sa classe répond à un besoin d’ouverture et d’initiation aux arts et à la culture. Enfants et jeunes construisent en ces occasions leur expérience de spectateurs et de spectatrices, qui s’enrichira peu à peu au fil des ans. Parvenu.e.s à l’âge adulte, “la pluralité des expériences de spectacle déjà éprouvées les amène[ra] spontanément à >hiérarchiser< le poids des différents éléments qui composent un spectacle, ils [aur]ont intégré les conventions et ajuste[ro]nt leur réception en fonction de celles-ci.”2

Une sortie au théâtre permet aussi de familiariser les élèves avec certains codes et rituels associés au spectacle vivant : montrer ou non son ticket d’entrée, trouver sa place, observer le silence dès que l’obscurité se fait, rester assis pendant la durée du spectacle, applaudir ou non, le faire au bon moment etc. Selon le type de spectacle auquel ils/elles assistent, enfants et jeunes font par exemple l’expérience, à cette occasion, des comportements ressentis comme adéquats ou non, appropriés ou non lorsqu’il s’agit d’exprimer son intérêt, son plaisir ou son déplaisir. Maîtriser ces codes dès le plus jeune âge favorise un sentiment d’inclusion et d’appartenance propice à l’ “acquisition des dispositions sociales favorables à la fréquentation des œuvres.”3

Pour consolider les liens entre les élèves et le théâtre, la Scène nationale d’Angoulême bénéficie, depuis novembre 2017, du soutien de Bénédicte Forgeron-Chiavini, professeure en service éducatif missionnée par la Daac (rectorat de Poitiers). Elle accompagne les enseignant.e.s dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs projets pédagogiques en relation avec le spectacle vivant et développe des outils pédagogiques à destination de tous les publics scolaires, de la maternelle au lycée. Les documents réalisés sont téléchargeables sur l’espace “Ressources” du site internet du Théâtre d’Angoulême (dossiers pédagogiques sur les spectacles de la saison en cours, fiches généralistes sur le théâtre, questionnaires à proposer aux élèves, etc.).

Les visites, animations et ateliers sont encadrés par Aurélie Zadra et Agathe Biscondi, médiatrices du service d’action culturelle du Théâtre d’Angoulême (rubrique “contacts”).

 Page suivante : EAC (accompagnement des enseignant.e.s, visites et ateliers).

(1) D’après la définition de l’Association des Scènes nationales.

(2) Ariane Richard-Bossez, Sylvia Girel et Fanny Broyelle, “La réception du théâtre par le jeune public” », Terrains/Théories, 7 | 2017, mis en ligne le 22 décembre 2017, consulté le 20 septembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/teth/996

(3) Aurélien Djakouane et Gabriel Segré, “La réception du spectacle vivant : un défi pour les sciences sociales”, Terrains/Théories, 7 | 2017, mis en ligne le 22 décembre 2017, consulté le 20 septembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/teth/970

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