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article Œuvres et thèmes de référence pour les épreuves de l’enseignement artistique     -    publié le 08/03/2018    mis à jour le 09/03/2018

Nouvelles questions limitatives pour l’année scolaire 2018-2019 et la session 2019

• Arts plastiques - Enseignement de spécialité, série L

Collaboration et co-création entre artistes : duos, groupes, collectifs en arts plastiques du début des années 60 à nos jours
L’étude des pratiques artistiques en collaboration et en co-création, des années 1960 à nos jours, à partir de démarches d’artistes significatifs, a pour objectif de soutenir l’investigation de l’entrée de programme portant sur le « chemin de l’œuvre » (extrait du programme fixé par l’arrêté du 21 juillet 2010, B.O.E.N. spécial n° 9 du 30 septembre 2010), dans la visée globale du programme qui interroge ce qu’est « faire œuvre ».

Auguste Rodin (1840-1917)
En s’appuyant sur des œuvres, des démarches et des processus significatifs de l’œuvre d’Auguste Rodin, l’objectif est de soutenir l’investigation de l’entrée de programme portant sur « l’espace du sensible » (extrait du programme fixé par l’arrêté du 21 juillet 2010, B.O. spécial n° 9 du 30 septembre 2010). Il s’agit d’articuler cette approche précise à l’apport d’autres références dans la visée globale du programme qui interroge ce qu’est « faire œuvre ».


Machines à dessiner, protocoles ou programmes informatiques pour générer des dessins, trois études de cas avant l’ère du numérique : les Méta-matics de Jean Tinguely, les wall drawings de Sol LeWitt, les dessins assistés par ordinateurs de Véra Molnar
À partir de l’étude d’une sélection d’œuvres de ces artistes, opérée par le professeur et s’inscrivant dans le cadre de cette problématique, il s’agira de soutenir l’investigation de l’entrée du programme portant sur « Œuvre, filiation et ruptures ». Cette approche, en tant qu’études de cas, s’articule à d’autres références mobilisées dans la visée globale du programme qui interroge ce qu’est « faire œuvre » et nourrit la pratique plastique des élèves.
L’utilisation de machines, de protocoles de travail ou de programmes informatiques pour dessiner - avant même l’ère du numérique - a connu et poursuit des développements contribuant à l’évolution globale des pratiques, des démarches et des attitudes artistiques. Elle ouvre sur une variété de modalités de création et de finalités exprimant également des positions critiques dans l’art et sur la société.
Les Méta-matics de Jean Tinguely (1925-1991), les wall drawings de Sol LeWitt (1928-2007), les dessins assistés par ordinateur de Véra Molnar (née en 1924) reconfigurent, élargissent ou déplacent les manières de convoquer ou de générer le dessin. Héritières de lointaines traditions et témoignant de divers usages du dessin en art, elles sont porteuses de nombreuses caractéristiques de la modernité en art.
Axes de travail :
On sera attentif, à partir d’exemples précis et de problématiques dégagées des démarches et productions de ces trois artistes, à :

  • explorer les potentialités de l’usage à visée artistique de machines, de technologies, de protocoles de travail dans le champ du dessin ;
  • analyser la nature et le statut du geste artistique dès lors que l’artiste n’est pas l’unique inventeur ou producteur du dessin ou qu’il l’intègre dans un processus plus large ;
  • mettre en perspective les pratiques de ces trois artistes avec les différentes conceptions et usages du dessin en arts plastiques.

On veillera à ne pas confondre cette étude avec une histoire générale du dessin ou avec des monographies de Jean Tinguely, de Sol LeWitt et Véra Molnar, comme avec une investigation exhaustive de toute leur œuvre.

• Arts plastiques - Option facultative toutes séries

Sophie Taueber-Arp (1889-1943)
En appui sur trois œuvres significatives de Sophie Taueber-Arp, le professeur soutiendra l’investigation de l’entrée de programme portant sur « la tradition, rupture et renouvellements de la présentation : la tradition du cadre et du socle, ses ruptures et renouvellements contemporains » (extrait du programme fixé par l’arrêté du 21 juillet 2010, B.O. spécial n° 9 du 30 septembre 2010).

Bill Viola
En appui sur des œuvres de Bill Viola, le professeur soutiendra l’investigation de l’entrée de programme portant sur « le statut de l’œuvre et présentation » (extrait du programme fixé par l’arrêté du 21 juillet 2010, B.O. spécial n° 9 du 30 septembre 2010).

Les transparents de Carmontelle : d’une mise en scène de l’image aux prémices de l’histoire de l’installation
Ces œuvres et cette problématique visent à soutenir l’investigation de l’entrée du programme portant sur « l’aspect matériel de la présentation : le support, la nature, les matériaux et le format des œuvres ». Si l’étude des transparents réalisés par Louis Carrogis dit Carmontelle (1717-1806) en constitue l’objet, elle est aussi le point d’entrée - y compris dans le cadre de la pratique des élèves - vers des éléments de comparaison avec des stratégies et des modalités de présentation développées ultérieurement.
La part faite en arts plastiques à la sollicitation des sens du spectateur (perceptions tactiles, synesthésiques, auditives, etc.), son immersion ou son implication dans l’œuvre sont des caractéristiques de la modernité, sans en être les uniques marqueurs. En matière de présentation, la cimaise - « présentoir » frontal - s’est avérée particulièrement propice à soutenir un système de retrait contemplatif du regardeur. De nouvelles expériences sensibles et définitions de l’œuvre ont été proposées par l’installation et ses prémices. Celles-ci jouent fréquemment avec les mises en scène de l’image, le développement de son mouvement ou de la relation du spectateur avec l’image. Quelques précédents avant le XXe siècle, dont les transparents de Carmontelle et leur dispositif, ont jalonné progressivement les possibilités de cet élargissement de la conception et de la réception de l’œuvre plastique.
Axes de travail :
On étudiera les enjeux et problématiques que proposent les transparents de Carmontelle du point de vue de la présentation :

  • l’émergence d’un mouvement imprimé à l’image et d’une mise en scène de l’œuvre plastique dans les transparents de Carmontelle ;
  • les caractères nomades et éphémères de la monstration des transparents et multi sensoriels de leur réception ;
  • les modalités techniques du dispositif et d’organisation de l’espace de présentation chez Carmontelle. En prenant appui sur des exemples précis, librement choisis, le professeur enrichira cette étude des transparents de Carmontelle de leur écho dans les pratiques contemporaines.

- Vers le BO n°10 du 8 mars 2018

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