Mettre en voix les textes littéraires ou comment porter l'oeuvre littéraire à la bouche des élèves (TraAM) publié le 01/07/2019  - mis à jour le 15/07/2019

Une solution pour faire lire les STMG, non-lecteurs assumés

Séances de mise au point sur l’œuvre : valorisation /remédiation des lectures individuelles et collectives dans la classe

Lors de la première séance après les vacances, les élèves reviennent avec leurs guides de lecture complétés. Le professeur les ramasse et, en attendant sa relecture, les élèves écoutent leur mise en voix légèrement mixée. Au préalable, l’enseignant a travaillé sur l’enregistrement, enlevé les blancs, les bruits de passage de micro et a disposé sur le premier passage, une bande son1.

 Il est à noter que le travail de mixage ne doit pas corriger les lectures des élèves sans quoi le travail à venir et la nécessité d’un deuxième enregistrement deviennent obsolètes.

Le mixage rapide de cette première mise en voix est une forme de "lecture blanche" qui permet aux élèves d’imaginer le rendu final d’une part et qui leur permet d’autre part de s’entendre pour prendre du recul et évaluer leur lecture à voix haute. C’est un moment important pour eux mais il peut générer des complexes. Il faut alors proposer une écoute bienveillante et constructive. Au-delà de ce simple objectif de mise en voix, ce moment fait de la lecture une activité partagée : la classe forme alors une communauté.

Lecture blanche (MP3 de 9.2 Mo)

Première lecture des 1ères STMG, appelée "lecture blanche", sans amélioration de la part de l’enseignant si ce n’est celle de faciliter l’écoute en enlevant les blancs entre les passages d’élèves. Elle sert de base au travail de lecture à voix haute pour le 2ème enregistrement.

Lors de cette même séance, les élèves reprennent leurs passages à titre d’entraînement. Ils remettent en voix avec l’objectif de faire une lecture plus fluide, laissant entendre et respirer le texte. L’expressivité est abordée mais elle demeure un objectif supplémentaire et facultatif quand on sait la difficulté de lire pour certains.

Phase de remédiation.

À la séance suivante, les guides de lecture sont remis aux élèves. On fait le point sur la compréhension de tous et sur le sens du titre (activité d’analyse et de réflexion qui a été demandée dans le guide). On évoque notamment le sens du terme "cris" pour aboutir à la portée de l’oeuvre de Gaudé qui est notamment de relayer la mémoire. Ainsi, le travail de mise en voix est aussi une façon d’accomplir le devoir de mémoire, se dit-on en fin de séance.

Phase de remédiation.

Dans la deuxième partie de la séance, on enregistre à nouveau le texte pour le travail final qui sera "livré" aux premières ES 1 après la validation de la classe. Les élèves ont à ce titre sollicité avant l’enregistrement final, un dernier entrainement.

Publication

Quelques jours plus tard, la classe de STMG découvre l’enregistrement final et accepte la publication auprès de la première.

Mise en voix finale du fil narratif du Gazé. (MP3 de 8.6 Mo)

2ème enregistrement après écoute de la lecture blanche et d’un travail de "mise en voix". Enregistrement confié ensuite aux 1ères ES et donc valorisé.


 Cette fois, le mixage a été plus long. L’enseignant a fait le choix d’insérer de la musique tout au long de l’enregistrement pour porter certaines lectures encore difficiles mais aussi pour créer une unité dans ce travail à plusieurs voix. Les blancs, bruits de pages qui se tournent ont été coupés. Le logiciel a permis d’utiliser un niveleur pour homogénéiser autant que possible le volume des différentes voix.

(1) compositeur qui propose ses créations libres de droits