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article Evolution du travail et ses conséquences dans le monde industriel     -    publié le 07/09/2007    mis à jour le 21/06/2012

La fin du XVIII ème en Europe et surtout en Angleterre va révolutionner le travail. Dans un premier temps les différentes inventions : les moteurs à vapeur puis à explosion vont permettre de mécaniser le travail de l`homme et le rendre plus productif. C’est le cas dans l’industrie du textile des métiers à tisser industriels qui permettaient aux femmes de produire plus vite.

Le travail pré-industriel qui avait conquis les campagnes en faisant comprendre aux gens de la terre, qu’ils pouvaient obtenir une manne supplémentaire, va se développer tout au long du XIX ème, créant peu à peu des ateliers où chacun vient travailler dans des conditions difficiles. C’est le début du taylorisme et de la division des tâches. _ Avec la mise en place de l’électricité, c’est une véritable explosion du temps de travail qui se met en place car cette bonne fée peut dorénavant éclairer les ateliers aussi longtemps que le désire le patron. Bientôt se sera l’exode des campagnes vers ces villes qui proposent de plus en plus de travail dans les ateliers textiles puis avec le développement de l’automobile, dans des grandes sociétés qui se nomment Ford, Renault…

Plus que jamais, et à vouloir toujours courir après le profit, elles vont envisager de développer encore plus la productivité de leurs usines. C’est le début du travail à la chaîne proposé par Ford (Fordisme) dans ses ateliers de production de la Ford T.
Les ingénieurs vont chercher à augmenter le rendement à l’intérieur même d’une chaîne, car si le travail a été séquencé, il n’en demeure pas moins que chaque ouvrier dépend de la rapidité d’exécution de son voisin. Si les différents éléments n’étaient pas amenés par le collègue mais par un tapis roulant dont la vitesse peut être gérée par le contremaître, chacun serait bien obligé de suivre la cadence.

Au delà du fonctionnement même de la chaîne, la réflexion va porter sur comment standardiser au possible les pièces afin que l’on puisse construire un prototype allant sur plusieurs sortes de véhicules. On va donc veiller à l’aménagement de l’atelier permettant ainsi à chacun d’être indépendant et libre de gérer son poste de travail sur 24 h puisque les trois – huit sont aussi une solution mise en place afin de rentabiliser au maximum l’atelier.
En moins d’un siècle, les ateliers sont passés de la mécanisation, à la robotisation puis à l’ère de l’automatisation ou l’homme n’intervient plus dans le processus que pour l’analyse, la commande et la régulation du système. C’est la fin du mécano d’usine les mains pleines de cambouis et c’est l’ère de l’atelier clean, où toutes les interventions se font par processus automatisé…
Ainsi fait, les sociétés ont réalisé de gros progrès dans la productivité (au détriment parfois des conditions de travail des salariés , quand ils n’ont pas été remplacés par un robot non syndiqué !) et donc dans le gain financier. Mais avec la mise en place d`un commerce international de plus en plus vaste, de plus en plus ouvert aux différents pays, les sociétés ont dû s’adapter et devenir de grosses multinationales cotées en bourse dont les ouvriers ne se connaissent plus, dont les cadres passent leur temps entre Paris, Tokyo et la Silicon valley et dont les actionnaires ne savent même plus dans quel consortium sont leurs parts.

Aujourd’hui plus de taylorisme, ni de fordisme mais du toyotisme qui redonne plusieurs tâches à réaliser à l’ouvrier mais qui tient aussi compte de son bien être en introduisant l’ergonomie sur le poste de travail et en tenant aussi compte de son portefeuille puisque le salarié va être intéressé aux bénéfices de l’entreprise. Ainsi motivé, sa productivité ne s’en verra parait-il qu’accrue.
Toujours est-il, qu’en ce début de XXI ème siècle des sociétés comme le québécois Bombardier et le français Alsthom sont les dignes représentants de cette mondialisation. Tous deux dans le secteur du transport, ils sont concurrents sur de nombreux projets mais aussi capables d’être alliés sur d’autres. Ainsi chacun vivant au plus près de ses intérêts, ces sociétés ont diversifié leurs activités et sont présentes aujourd’hui dans d’autres secteurs comme l’énergie pour Alsthom et l’aviation pour Bombardier.

• Bibliographie

- Revue Sciences humaines, Hors série 029, Comment se transforment les modèles productifs, Juin 2000

- Wolgensinger Jacques, André Citroën,
éditeur : Flammarion,1991

- Fridenson P, Histoire des usines Renault, Paris,
éditeur : Seuil, 1972.

• Programme

Histoire en première bac pro de lycée professionnel.

1- L’Évolution du travail et ses conséquences dans le monde industriel depuis le milieu de XIX siècle

1-2 Les conséquences de cette évolution sur l’organisation du travail, dans l’entreprise et dans la société

- Objectif

Mettre en place la notion d’organisation du travail.

- Démarche envisagée

A travers différents types de documents, montrer les phases importantes de cette évolution.

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