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article De l’Aunis au Québec : l’influence des ingénieurs du roi dans l’architecture urbaine et militaire du 17ème siècle     -    publié le 25/06/2007    mis à jour le 19/08/2007

Niveau scolaire

De l’Aunis au Québec : l’influence de Vauban et des ingénieurs du roi dans l’architecture urbaine de la Nouvelle-France

Dans le cadre d’une étude comparative de ces deux espaces qui ont toujours noué des liens dans de nombreux domaines, il serait intéressant de mettre en évidence les similitudes sur le plan urbanistique et militaire, tout en faisant transparaître l’influence des ingénieurs du Roi de part et d’autre de l’Atlantique.
La transposition dans les colonies françaises d’Amérique du Nord des modèles français d’urbanisme s’est traduite par des formes d’expressions diverses.
La découverte d’un nouveau territoire devrait être l’occasion de créer des villes nouvelles à partir de l’application des grands principes architecturaux français et européens. Cependant, la réalité est toute différente, puisque dans un contexte où seuls le commerce et l’évangélisation priment, on va se diriger vers l’aménagement de comptoirs ou de missions religieuses dans la vallée du Saint-Laurent au 17ème siècle.
Dans un premier temps, l’implantation urbaine de ces petites agglomérations demeure donc l’action de quelques individus parmi lesquels on dénombre quelques officiers, mais il n’y a encore aucune entreprise métropolitaine d’envergure.
Il faut attendre le 18ème siècle et l’influence de Colbert, de Vauban et d’autres ingénieurs du roi tels Gaspard-Joseph Chaussegros de Lery ou Jacques Levasseur de Neré et Verville pour voir l’apparition de véritables places fortes comme Québec, Louisbourg , Trois-Rivières et Montréal. D’ailleurs, les autorités privilégient les aménagements aux créations ex-nihilo. Enfin, même des postes ou des bourgs de seconde importance tels Chambly, vont faire l’objet de préoccupations urbaines, dans le cadre d’une planification ou de la construction de nouvelles fortifications.
Notre littoral charentais fin 17ème et début 18ème va lui aussi bénéficier de nouveaux aménagements urbains (création de Rochefort en 1666 pour remplacer Brouage) et se fortifier avec des ouvrages tels ceux de Saint-martin -de-Ré (enceinte et citadelle) construits par Ferry sur plans de Vauban ou bien fort Lupin dans l’estuaire de la Charente. Ces défenses seront complétées à l’initiative de Vauban ou de Ferry par plusieurs ouvrages à la fin du 17ème siècle : enceinte de La Rochelle, Château d’Oléron….
Au bout du compte ces ingénieurs ont développé des villes et des fortifications que l’on retrouve aussi bien dans notre région qu’en Nouvelle-France.
Par conséquent, il serait judicieux d’aborder avec nos élèves l’architecture urbaine et militaire de cette époque tout en mettant l’accent sur les points communs à partir d’exemple précis et représentatifs de ce patrimoine.
Cela peut-être également l’occasion de témoigner du rôle déterminant de VAUBAN , le célèbre architecte du roi Louis XIV, l’homme aux 300 fortifications dont l’œuvre a été choisie par la France pour postuler à une inscription au patrimoine mondial de L’UNESCO en juillet 2007, année du 300ème anniversaire de sa mort.

[*Pistes pédagogiques*] :

1/ Dans un premier temps la séance peut débuter par l’étude des plans de Brouage ou de Rochefort que l’on pourra comparer avec ceux des villes de Louisbourg, Trois-Rivières, Montréal ou Québec au début du 18ème siècle. (Pour cela, préparer des transparents, ou utiliser le site des lieux de mémoire en salle informatique). Il est possible d’étendre la comparaison à d’autres villes fortifiées en France comme Neuf-Brisach.

un document Plan de Brouage (PDF de 1.8 Mo)
un document plan de Louisbourg (PDF de 429.5 ko)

Il sera intéressant de faire déduire aux élèves que ces villes sont à l’origine protégées par une enceinte régulière en maçonnerie, mais surtout que chacun de ces plans forme un véritable échiquier (les rues se coupent à angles droits et forment de véritables îlots de maisons). Bien évidemment cet échiquier est souvent contraint par les impératifs de la fortification et par les irrégularités naturelles du site.
Il pourra être précisé aux élèves que le roi ou son ministre Vauban demandaient aux ingénieurs pour les nouvelles villes qu’un plan global d’aménagement du territoire à l’intérieur de la fortification soit établi préalablement.

2 / Dans un second temps, il est possible de comparer deux cartes : l’une du royaume de France (manuel de 4ème) et une seconde de la Nouvelle-France (voir cartes dans Histoire de l’Amérique Française de Havard et Vidal), avec pour thème les différentes fortifications du territoire. A partir de ces deux documents, faire déduire que l’on agit de façon identique de part et d’autre de l’Atlantique et que les Français mettent tout en place afin que dans les régions conquises ces nouvelles fortifications rendent impossible toute reconquête.
Cependant, malgré la cohérence d’ensemble de part et d’autre, pourquoi le territoire de la Nouvelle-France est-il plus vulnérable ?

3 / Dans un troisième temps faire une étude des forts dans notre région et en Nouvelle-France.
Prendre plusieurs exemples et dégager les principales caractéritiques défensives de ces fortins, tout en faisant apparaître les points communs et les différences.
Pour ce la nous pourrons étudier chez nous Fort-Lupin, Fort Chapus Fouras, la redoute de l’Aiguille et pour la Nouvelle-France, Fort Chambly, Fort Frontenac, Fort Michillimakinac, Fort Détoit, sans oublier les forts d’Acadie.

4/ Enfin il peut être envisagé de faire faire un travail sur Vauban et les ingénieurs du Roi
-  Des élèves réalisent un exposé pour présenter l’homme, sa carrière et son œuvre
-  Dans un second temps, un second groupe peut présenter les ingénieurs du roi qui ont travaillé à la même époque dans notre région et en Nouvelle-France et faire transparaître combien l’influence de Vauban a été importante et décisive.

Sur le même thème, il est possible d’aller visiter et de préparer un petit dossier sur le site de saint–Martin de Ré (proposé pour être inscrit au patrimoine mondial de L’UNESCO) ou sur un des autres sites fortifiés de notre région.

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