Grilles d'évaluation pour les E3C en langues vivantes publié le 26/01/2020

Evaluation des épreuves communes de contrôle continu en LVE tronc commun

NB : Quelques modifications ont été introduites dans les grilles d’évaluation initialement publiées en novembre 2019. Les grilles téléchargeables au bas du présent article sont la version en vigueur à compter de janvier 2020 ; ce sont donc celles qu’il convient d’utiliser pour la correction des E3C.

Dans toutes les langues vivantes, les copies des élèves sont évaluées avec les mêmes grilles d’évaluation, figurant ci-dessous.
Ces grilles présentent des caractéristiques qu’il peut être utile d’expliciter.

Des grilles qui s’adossent au Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) ainsi qu’à son Volume complémentaire1 paru en 2018

Les grilles permettent d’évaluer les différentes activités langagières (compréhension de l’oral et de l’écrit, expression écrite et orale, en continu et en interaction).
Elles prennent en compte les niveaux de compétences du CECRL et de son Volume complémentaire et s’appuient sur les descripteurs qui y figurent.
Cette démarche permet d’entrer directement dans l’évaluation par des niveaux de compétences. Elle favorise ainsi l’harmonisation des évaluations, comme a pu le montrer une récente étude menée par le CIEP.

Du niveau pré-A1 au niveau C1

Les niveaux de compétence s’échelonnent de pré-A1 à C1. Le choix d’aller jusqu’au niveau C1, qui n’est en réalité pas visé dans les épreuves de tronc commun, se justifie par le fait que ces grilles ont également pour objectif de délivrer une attestation de niveau de compétence des élèves en fin de terminale. Ainsi, un élève ayant des compétences particulièrement solides en langues vivantes peut mieux les valoriser.

Une grille unique pour la compréhension

Les stratégies utilisées pour la compréhension de l’oral et de l’écrit étant les mêmes, une seule et même grille est proposée pour l’évaluation des compétences en réception.
Cette grille comporte trois critères présentés dans trois colonnes que l’on peut distinguer ainsi  :

  • colonne 1  : identification du contexte et de la situation d’énonciation = le document dans son contexte (qui parle, d’où et à qui)  ;
  • colonne 2  : identification des réseaux de sens = le document dans son fonctionnement interne (sa structure d’ensemble ainsi que l’enchaînement logique des éléments qui le composent, sa cohérence globale)  ;
  • colonne 3  : identification des stratégies de communication = le document dans sa visée, sa portée, l’intention de son auteur.

Pour les niveaux inférieurs, la distinction entre les trois colonnes est réduite, les différences entre pré-A1 et A1 étant très ténues. En effet, ces niveaux se caractérisent par l’absence de mise en relation du document avec son contexte et des éléments du document les uns avec les autres (ce qui, de facto, indique que la fonction et la portée du document ne sont pas saisies).
On peut recourir ici à l’image du puzzle. Aux niveaux pré-A1 et A1, on en reste à identifier et rapprocher quelques-uns de ses éléments, vaguement selon des couleurs et des formes. C’est seulement à partir du niveau A2, c’est-à-dire à partir du moment où le puzzle commence à se construire par regroupement de quelques images reconnaissables, que l’on peut faire des distinctions  : est-ce que le candidat a compris des éléments de contexte, des indices de situation  ? A-t-il mis en lien des éléments internes au texte pour entrer dans une ébauche de sens  ? A-t-il commencé à percevoir la portée du document  ?

Deux grilles pour la production  : expression écrite et expression orale

Pour les compétences en production, deux grilles sont proposées, l’une pour l’écrit et l’autre pour l’oral.
Elles se distinguent de la grille de compréhension par la présence de quatre critères d’évaluation, deux d’entre eux étant communs aux deux grilles («  Correction de la langue  » et «  Richesse de la langue  »).
La grille concernant l’oral prend en compte l’expression orale en continu et en interaction. En expression écrite, le contenu est évalué au regard de sa qualité, sa richesse (colonne 1) et de sa construction, son organisation, sa cohérence interne (colonne 2).

Un mode de calcul en points-score et des tableaux de conversion en notes sur 20 qui tiennent compte des niveaux visés

Les grilles permettent d’attribuer des points-score en fonction d’un niveau de compétence. La transposition du score en note sur 20 se fait ensuite à l’aide des tableaux de conversion figurant sous les grilles. Ces tableaux prennent en compte le niveau visé pour chaque évaluation, étant entendu que la note de 20/20 peut être obtenue si le niveau visé est atteint. Ils rendent donc possible l’utilisation des grilles aussi bien en première qu’en terminale, en LVA qu’en LVB.

Faisons l’hypothèse d’un élève de terminale qui, en expression écrite, atteint un niveau A2 en «  Cohérence du discours  », un niveau B1 en «  Qualité du contenu  » et en «  Richesse de la langue  » et un niveau B2 en «  Correction de la langue écrite  ». Cet élève obtiendra un score de 45 points (5+2x10+20).
Si cet élève est en terminale et qu’il est évalué en LVA, il obtiendra une note entre 14 et 16, le niveau visé étant B2.
S’il est évalué en LVB, il obtiendra une note de 20, car il est au-dessus du niveau visé (B1) en LVB.

Vous pouvez télécharger les grilles présentées ci-dessous ainsi que le présent article au format pdf en cliquant les liens correspondants au bas de l’article ("documents joints").

comprehension_v2
ee_v2
eo_v2

A toutes fins utiles, nous souhaitons porter à votre connaissance la publication d’un "tutoriel" conçu dans l’académie de Versailles pour faciliter la prise en main des grilles d’évaluation.

Documents joints