Stage Égalité des chances à l’École du Louvre: Journée des Professeurs publié le 05/02/2018

Les métiers du marché de l’art par Sylvain Alliod (rédacteur en chef de la Gazette Drouot)

Le marché de l’art est lié au désir d’affirmer son statut social. Le nombre de riches explose à l’échelle mondiale. Il y a donc une forte stimulation de la demande sur le marché de l’art et un grand besoin de médiation. Le collectionnisme connaît des évolutions nombreuses et demande de plus en plus de techniciens, depuis la manutention jusqu’au conseil pour l’achat d’œuvres.
Le marché de l’art est un milieu ultra concurrentiel où les relations humaines sont dures. Faire des stages dans des galeries, aux puces de Saint-Ouen, dans des maisons de ventes est un élément important pour intégrer ce marché. Les formations sont récentes et la professionnalisation du marché de l’art est en cours. Elle s’accompagne d’une diversification croissante des métiers.
Parmi les qualités requises il faut avoir de la curiosité ; une grande adaptation aux évolutions du goût du public ; le goût de la responsabilité malgré un stress lié aux valeurs et aux montants des œuvres tout autant qu’à la précarité des situations économiques ; avoir un certain culot et accepter la prise de risques ; être passionné.
Les carrières du marché de l’art ne sont pas standardisées. On constate qu’elles reflètent une expérience de terrain. Cela demande du temps pour acquérir une expertise. Généralement la maturité professionnelle est atteinte vers 40 ans. Les acteurs du marché de l’art prennent peu ou pas de retraite.

Les débouchés dans les métiers du marché de l’art sont nombreux. La France a le tissu le plus dense de marché de l’art avec 400 maisons de vente, des antiquaires, des quartiers artistiques, un art contemporain actif et présent à l’échelle mondiale, des méga-collectionneurs.
La logique entrepreneuriale est forte. Il est facile de commencer par une location aux puces, en faisant de l’achat et de la vente. Dans un second temps on peut s’installer dans une boutique. En moins de 10-15 ans, les meilleurs disposent grâce à leur expertise d’une reconnaissance internationale qui se monnaie bien. Il y a un rôle de conseil depuis l’achat jusqu’à la conservation. Il existe à cet effet des cabinets de gestion patrimoniale artistique dans certaines entreprises. De nombreux décorateurs sont désormais prescripteurs pour leur clientèle. Ils travaillent avec des équipes d’acheteurs disposant d’un réseau étendu.
Il y a des limites aux débouchés qui tiennent notamment à l’opacité de ce marché. L’entresoi y est très fort. Le rôle des réseaux y est considérable.
Pour vous familiariser avec ces métiers, vous pouvez consulter le site de la gazette Drouot, principale revue du marché de l’art.

Conclusion : Enseigner et rechercher en Histoire de l’art par Natacha Pernac

Natacha Pernac a conclu cette journée des professeurs en présentant le métier d’enseignant et de chercheur en Histoire de l’art. Cette profession possède une visibilité forte dans la société. Elle ne représente qu’un nombre très réduit des anciens élèves de l’École du Louvre.

 Une rapide présentation de cette journée est disponible.

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Auteur

 Patrick Sembel

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