Assises académiques des langues vivantes publié le 30/11/2008  - mis à jour le 28/04/2010

30 septembre 2008

Enfin, les Etats généraux du multilinguisme du 26 septembre dernier ont clairement rappelé la nécessité de renforcer les compétences linguistiques des citoyens, dans le cadre scolaire mais aussi tout au long de la vie, et ceci pour valoriser l’apport du multilinguisme au développement, au progrès et à la cohésion des sociétés en Europe. Judicieux me paraît à ce titre ce passage du Cadre européen, qui rappelle que, dans une éducation multilingue, ‘l’élève ne classe pas langues et cultures dans des compartiments séparés, mais construit plutôt une compétence communicationnelle d’ensemble, à laquelle contribuent toute connaissance et toute expérience des langues et dans laquelle les langues sont en corrélation et interagissent.’

C’est donc un formidable élan qui est donné au plurilinguisme en cette année 2008, et c’est celui-là même qu’il nous incombe aujourd’hui de porter dans nos classes et dans nos établissements.

Le thème retenu pour ces Assises, « langues et échanges en Europe, du réel au virtuel » , vous l’aurez pressenti, est au cœur de ces problématiques. Il s’inscrit également dans la profonde évolution, initiée depuis 2005, de l’enseignement des langues vivantes. La rénovation de cet enseignement, dans ses modalités d’organisation et dans ses contenus, doit en effet permettre d’améliorer les compétences des élèves en langues, de rendre celles-ci plus accessibles et de privilégier l’apprentissage de l’oral.

J’estime en effet qu’aujourd’hui, l’enseignement des langues vivantes doit être en mesure de dépasser le cadre de la classe, et se nourrir de liens volontairement entretenus avec les autres enseignements pour explorer d’autres espaces, et préparer ainsi le citoyen européen à une plus grande mobilité. Il s’agit de donner sa pleine acception à la formule un peu convenue selon laquelle il faut "faire vivre la langue", en donnant aux élèves le plus grand nombre possible d’occasions de la pratiquer, en intensifiant les rencontres et les échanges, qu’ils soient réels ou virtuels. Il s’agit, aussi, de promouvoir un échange d’informations efficace qui englobe tous les aspects de l’apprentissage et de l’enseignement des langues vivantes, des disciplines non linguistiques, en faisant pleinement usage des Technologies de l’information et de la communication.