Assises académiques des langues vivantes publié le 30/11/2008  - mis à jour le 28/04/2010

30 septembre 2008

Discours de Monsieur le Recteur

Monsieur le Doyen,
Mesdames et Messieurs les Inspecteurs Généraux,
Mesdames et Messieurs les Inspecteurs d’Académie,
Mesdames les Professeurs,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,

Dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne, l’Académie de Poitiers organise, tout au long du premier trimestre, un ensemble d’actions regroupées sous le thème « Vivre l’Europe ». Nous sommes ainsi, qu’il me soit permis de le souligner d’entrée, au cœur de notre projet académique, dont l’ouverture sur le monde constitue une impérieuse priorité. Les Assises que j’ai le plaisir d’ouvrir aujourd’hui sont le premier temps fort de cette programmation, et je vous remercie de vous être mobilisés en nombre pour l’occasion.

A vrai dire, il n’est pas étonnant que nous donnions une telle primauté à notre réflexion sur les langues, et plus particulièrement, comme vous allez le faire au cours de cette journée, sur l’apprentissage des langues, sur la rénovation des échanges à vocation naguère exclusivement linguistiques, sur la mise en œuvre concrète du principe de mobilité en ce domaine.

Car la langue, on le sait, constitue le point d’articulation et d’insertion fondamental entre l’intime et le collectif, entre l’individuel et le social. « Qui dit homme dit langage, et qui dit langage dit société », rappelait Lévi-Strauss. Ce qui est vrai pour le langage l’est a fortiori pour l’apprentissage des langues vivantes en notre société complexe, tiraillée entre les séductions de l’individualisation et les appels de la mondialisation.