Les iPads en cours d'anglais en LP : gadget ou réelle plus-value? publié le 26/05/2019  - mis à jour le 28/05/2019

Les tablettes en classes d'anglais

3ème niveau : un outil pour créer un support de cours

Avec le traitement de texte de l’iPad, Pages, l’enseignant peut intégrer à sa worksheet des audios, des vidéos, des liens pour faire des cartes mentales gratuitement et des tutos pour la classe inversée quand elle peut être envisagée.
L’enseignant crée la fiche élève, il intègre ensuite des vidéos qui se liront à l’intérieur du document et des audios qu’il aura enregistrés indiqués par des écouteurs. L’élève n’a qu’à appuyer avec son doigt dessus pour les déclencher.


Les QRcodes ou liens raccourcis n’ont plus d’utilité dans pages puisque les adresses des sites collées dans le document s’ouvrent automatiquement quand l’élève clique dessus.
L’enseignant distribue les worksheets en début de séance sur les iPads des élèves en cliquant sur partager. Chaque élève reçoit le document intégralement et peut l’ouvrir en quelques secondes. Les élèves pourront d’abord être mis en autonomie, puis en binôme.s et en grand groupe pour la restitution.

Le fait de disposer de 15 iPads ne permet pas aux élèves d’avoir le sien et encore moins de le ramener à la maison. Il faut donc après chaque séance demander à l’élève d’enlever son travail (enregistrement, worksheet, sites internet, dictaphone, avatars) pour permettre aux autres classes de les utiliser.
De plus, il ne remplace pas le support papier. Il l’optimise en permettant à l’élève de faire son expérimentation, son brouillon. C’est en effet très facile de recommencer ou d’effacer. La fiche papier réduite à ce que doit être la trace écrite est utilisée en parallèle et reprend les essentiels de la séance. Elle doit également contenir les liens vers les ressources par des QRcodes ou des liens raccourcis. L’élève peut alors revoir une vidéo, refaire une exercice sur learningapps ou le quizlet de la séance.
Quand des documents sont réalisés sur la tablette et doivent être gardés pour être terminés plus tard, ils sont envoyés à l’enseignant qui peut les stocker sur la sienne dans un dossier classe et les redistribuer à la séance suivante.

Pendant la séance, les élèves s’enregistrent en autonomie et intègrent leur enregistrement à la worksheet. Ils pourront à leur tour partager leur fiches de travail avec leurs réponses et l’enregistrement sur l’iPad du prof. Celui-ci pourra les lire, les écouter et positionner ou noter à un moment ultérieur.


Pour communiquer leur réponse au grand groupe, les élèves utilisent la recopie d’écran et projettent leur travail sans se déplacer, ce qui dédramatise le passage au tableau. Si la réponse n’est pas correcte, l’élève peut la modifier directement. Cette fonctionnalité est possible en installant Air-Server sur l’ordinateur du professeur de la salle. Les élèves proposent ainsi directement ce qu’ils ont fait. Intrigués d’abord par cette possibilité, ils comprennent l’intérêt de faire les activités pour pouvoir participer au partage de propositions et sont attentifs au retour des camarades.


J’utilise personnellement ce qui me paraît plus simple, je fais circuler la tablette prof en recopie d’écran (projetée au tableau) et ce sont les élèves qui rédigent leurs réponses. La projection de l’image peut être agrandie, les élèves placés au fond de la salle peuvent lire. Quand tout le monde est d’accord sur les réponses, je valide à la fin et c’est le moment de la trace écrite.

Pour rendre un travail écrit, audio ou vidéo effectué :
Les élèves appuient sur l’icône partager. Le réseau local sans internet permet l’envoi immédiat de documents sans limite de taille audios, vidéos, traitements de texte ou tableurs sur la tablette du prof. Cette fonctionnalité est disponible également si les élèves ont des iPhones.
Grâce à Airdrop :

Pour positionner ou noter les copies audios ou vidéos de ses élèves :
L’élève dès qu’il est satisfait de son enregistrement l’envoie en un clic à l’enseignant directement grâce à Airdrop. Une classe de trente élèves peut envoyer ses fichiers sons ou vidéos à la suite les uns des autres. L’enseignant les réceptionne un à un sur son terminal. Les audios ou vidéos se stockent dans les dossiers correspondants (images, vidéos, textes, sons) automatiquement. Je dispose de mon iPad personnel, je quitte le lycée avec l’ensemble des "copies" audios ou vidéos d’une ou de plusieurs classes à la fin de la journée.