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article A la Recherche d’une Oreille Perdue     -    publié le 21/08/2016

Van Gogh avec son oreille retrouvée ne sera plus jamais Van Gogh. Imaginez un peu que des gens très savants se soient mis dans l’idée de vouloir lui recoller cette dernière, sur ce très fameux et inoubliable tableau, oreille donc qu’il venait de s’extraire juste après sa fâcherie (certainement bien arrosée) avec Gauguin.

Si alors VG se soit précipité à se détroncher après avoir tranché la question avec son coupe-choux, il devait avoir de bonnes raisons. Et pas que deux d’ailleurs, de raison. Voulait-il simplement se raser ? cette hypothèse n’a certainement pas été suffisamment explorée, et si ce fut le cas, il y eut à cet instant, une forte marée accompagnant sa houleuse gestuelle -à peut-être vouloir saisir le mouvement sinueux d’un cyprès pris dans le mistral- V.G. ne fut plus aussi précis que sa dextérité légendaire ne lui laissait supposer à croiser le pinceau. Aussi, ces bonnes raisons semblaient jusque là inscrites dans le subjectile comme Homère dans le marbre, il était jusqu’à ce jour, et même cette nuit, considéré et admis formellement que cela avait un sens. V.G. avait incontestablement senti nécessaire d’exprimer plastiquement et durablement, cette démarche de projet (autrefois nommé concept), aux regards et aux esprits du plus grand nombre.
Ça doit être ça en fait, le génie : avoir l’intuition de réaliser un truc universel et endurant pour l’éternité humaine, voire pour les jupitériens qui risquent bientôt de nous envahir après avoir pris d’assaut la sonde Juno. Les jupiteriens, comme chacun le sait, sont minuscules mais extrêmement costauds, mais personne n’a encore réussi à les voir.
Pour en revenir à nos moutons et à cette oreille 3D de notre barbouilleur de tournesols prohibitifs, cette anecdote scientifique ne cesse de tourmenter l’idée que cela doit lui faire de belles jambes quand il prend le temps d’y songer, de son pays des limbes. L’idée lui viendrait sûrement, tel que nous le connaissons, de se couper celle qui lui reste, pour donner du fil à retordre à Diemut Strebe.

Nous pouvons en conclure, selon une autre hypothèse tout à fait personnelle, tant que nos chercheurs plasticiens n’auront pas d’autres idées sibyllines, les vieilles croûtes n’auront rien à craindre. Fort heureusement. Quoique, les générations à venir ignoreront que les films de Jacques Tati furent réalisés en noir et blanc. Mais ceci ne nous regarde pas et risquerait de nous éloigner du sujet.
D’ici là, nous pourrions songer à nous reconstituer quelques morceaux perdus, genre quelques centaines de milliers de milliards de neurones que nous eussions cru égarés à jamais, pas pour faire œuvre, mais simplement pour essayer de retrouver mon mot de passe Pronote avant la rentrée.

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