Conversations utiles sur l'IA publié le 02/03/2026

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Les effets de l’IA générative sur le développement des compétences psycho-sociales et sur les apprentissages invitent tout la communauté éducative à accompagner les jeunes vers des usages conscients de ces nouvelles technologies.

Objectif : former

Apprendre et acquérir des compétences demandent du temps, de l’engagement cognitif et des efforts. Il faut donc éviter, quand on est en situation d’apprentissage, de déléguer certaines tâches visant la production facile et rapide de documents. Or il est tentant d’avoir recours à l’IA avant de mobiliser sa propre réflexion, ou de s’en servir pour la préparation superficielle d’un exposé.

Il est possible d’apprendre à utiliser l’IA comme assistant pour développer ses propres compétences. Mais cela nécessite un accompagnement encourageant, pour éviter la techno-dépendance.
La CNIL recommande aux enseignants de se former sur cette question :
 Enseignant : comment utiliser un système d’IA dans le cadre de vos missions ?

Voir une vidéo utilisée pour évoquer ces enjeux aux élèves d’un collège :

Accompagnement charte IA élèves

Ajouté par : SRANE Nouvelle-Aquitaine

Les enjeux de la formation seront mieux perçus par les élèves si on leur apporte des connaissance sur la plus-value possible de l’IA sur leurs apprentissages.
Résumé d’une analyse sur l’effet miroir :

5 minutes pour comprendre : l'effet miroir

Cette étude n’est pas évoquée dans sa globalité, mais un des axes uniquement est ici éclairé : celui de l’effet miroir. Nous mettons cet axe de l’étude en valeur, car de façon croisée avec les études de Kosmyna et al. et de Bastani et al., cet axe p…
Ajouté par : SRANE Nouvelle-Aquitaine

Les faux amis

La Harvard Business review montre dans son étude d’avril 2025 que le principal usage des IA génératives est la quête d’une interaction sociale ou thérapeutique.
L’IA parle (beaucoup d’adolescent·es l’utilisent en mode audio), gratifie de réponses agréables et semble nous comprendre.

Selon Pilyoung Kim1, les adolescent·es et les jeunes adultes adoptent massivement les agents conversationnels, notamment pour simuler des relations sociales, amicales ou romantiques. Plus d’un tiers parmi elles et eux préfèrent leurs interactions avec les chatbots plutôt qu’avec leurs amis. Ceux et celles qui sont émotionnellement ou socialement vulnérables choisissent de préférence le ton qui les rassure (tutoiement, langage chaleureux, "je suis là pour toi"), ce qui renforce l’illusion d’une véritable écoute et de conseils adaptés.

Cela représente une menace pour la santé mentale et pour le développement des compétences sociales : l’adolescence est un moment où se développent des facultés essentielles pour le lien social, telles que l’empathie, la capacité à gérer sa frustration, et donc la tolérance de la diversité. Mais cela suppose d’être confronté à des points de vue différents. Or la manière dont les agents conversationnels ont été conçus les amènent à limiter significativement la diversité, en développant une dépendance émotionnelle.

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(1) Pilyoung Kim, spécialiste du développement cognitif et professeure de psychologie à l’université de Denver qui conduit depuis plusieurs années des expérimentations pour évaluer la manière dont l’utilisation des agents conversationnels influence les capacités sociales.