Usages et non-usages des intelligences artificielles génératives, une enquête publié le 29/09/2025
Le groupe de travail "GTnum IA2GE" de la Direction du numérique éducatif du MENESR a mené une enquête auprès d’enseignants et d’élèves sur les usages et non-usages des Intelligences Artificielles Génératives, en décembre 2024 et janvier 2025, dans la Région académique Grand-Est.
Les résultats ont été publiés en mai 2025.
Perceptions et pratiques des élèves
1100 élèves de collèges et de lycées ont été interrogés.
62 % disent utiliser les IAG (50 % en collège, 77 % en lycée).
Les élèves expriment le besoin d’avoir une connaissance de l’IA avant de s’en servir, même si beaucoup pensent que c’est facile à utiliser.
Par exemple ils et elles aimeraient savoir distinguer un outil d’IAG des autres IA, si l’IA explique les réponses qu’elle donne, quelles opérations sont réalisées par l’IAG et comment l’IA agit sur leurs apprentissages.
Ils et elles sont partagés sur le fait que les IAG respectent la confidentialité et la sécurité des données.
Leurs établissements et leurs enseignant.es n’encouragent pas la pratique de l’IAG, et la plupart des élèves n’ont pas reçu d’enseignement de l’IAG, ni de soutien technique.
Les jeunes sont très partagé.es sur le fait que ça peut les aider dans leurs apprentissages, mais la majorité des collégiens pense que ça peut les aider à avoir de meilleures notes, et rendrait leur travail plus efficace.
Les collégiens ne sont pas encouragés par leur entourage (famille, amis) à utiliser les IAG. Chez les lycéens c’est moins net.
Beaucoup de collégien.nes ont de l’appréhension à l’idée d’utiliser une IAG (peur de l’usage des données à caractère personnel, peur d’être considéré comme trichant). C’est aussi le cas, mais de manière plus inégale, chez les lycéen.nes.
Le fait de pouvoir obtenir de l’aide d’une personne référente est très inégalement réparti.
Beaucoup craignent que ça renforce les inégalités scolaires, et que ça risque d’altérer le développement de la créativité.
Les avis sont plus partagés concernant le fait que ça va modifier la qualité de l’évaluation des enseignants, mais la réponse est plutôt oui.
La majorité des élèves de collèges disent ne pas avoir l’intention d’utiliser des IAG dans les prochains mois, alors que la majorité des élèves de lycée ont l’intention d’en utiliser, sans pour autant penser que ça améliore les méthodes d’apprentissage.
Il et elles sont partagés sur la fiabilité des contenus.
Perceptions et pratiques des enseignant.es
Parmi les 1330 réponses d’enseignants, 43 % des personnes interrogées disent avoir déjà utilisé des IAG.
Leurs établissements favorisent plutôt les innovations.
La majorité pensent que les IAG leur seraient utiles dans leur travail, non pour être plus efficace auprès des élèves, mais pour gagner du temps. Elles se disent attachées aux valeurs éthiques.
Peu encouragés par l’entourage professionnel et les proches à utiliser l’IAG, les enseignant.es ne disposent pas encore de personnes disponibles pour les y aider dans l’établissement.
Les appréhensions sont inégales, mais portent moins sur l’accusation de plagiat que sur les données personnelles, la créativité des élèves, le renforcement des inégalités, le fait que ça complique les évaluations.
Leur intention d’utiliser l’IAG dans les prochains mois est très variable. Ils et elles pensent majoritairement que ces nouvelles technologies ont un impact négatif sur les professions éducatives, mais l’avis est plus partagé sur la question de l’influence sur les objectifs de travail des élèves. Beaucoup doutent de la fiabilité des connaissances et savoirs produits avec IAG.
Leurs avis sont partagés sur le fait que pour mieux apprendre aujourd’hui il faut renforcer ses connaissances dans l’usage des IAG.
Accès aux résultats complets sur le site HAL science ouverte
