Le prix du journalisme : récits de femmes reporters publié le 09/03/2026
10 Lauréates du prix Albert Londresinterrogent la valeur du journalisme face au Fake news et aux défiances .
Un partenariat INA et Visible Média .
6 podcasts à proposer aux élèves dans le cadre d’une séquence pédagogique interdisciplinaire en EMI pour travailler sur la figure du journalisme au féminin , son environnement de travail , son utilisation de la nouvelle technologie et la fabrique de l’information .
1 [Bande Annonce ] par Florence Daucher
Le journalisme pourrait-il disparaître ? La question choque, elle est pourtant là, aujourd’hui. Dans notre monde saturé d’images, d’opinions, de fake news, où l’information circule plus vite que les faits, où l’IA menace de remplacer tout et tout le monde, comment distinguer le journalisme parmi des millions de contenus, sinon en se recentrant sur une question : qu’est ce que le journalisme ?
Florence Dauchez est journaliste, elle connaît l’engagement de cette profession, le doute, la pression, le manque de moyens, les attaques… Et cette question toujours présente : comment continuer à informer ?
2 [ Anne Nivat ] Immersion en zone de guerre
Dans cet épisode, Florence Dauchez reçoit Anne Nivat, journaliste et autrice récompensée par le prestigieux Prix Albert Londres en 2000 pour sa série d’articles sur la guerre en Tchétchénie publiée dans Libération. Elle revient sur son immersion prolongée dans cette zone de conflit mais aussi en Russie, en Irak, en Afghanistan, où elle a souvent partagé le quotidien de la guerre parmi les populations pour mieux comprendre leur réalité. Le long temps, parfois plusieurs mois, lui est essentiel dans sa manière d’exercer son métier. Elle revient sur ce mode de vie particulier né de sa volonté de comprendre en profondeur les tensions du monde et de mettre en lumière la vie des autres.
3 [Delphine Minoui ] Iran, mon amour ● Les dernières confidences de Kadhafi
Delphine Minoui est journaliste, autrice, grand reporter. Elle est spécialiste du Proche et Moyen-Orient où elle vit depuis 25 ans. En 2006, elle reçoit le Prix Albert Londres pour sa série d’articles dédiée à l’Iran et l’Irak, publiée dans Le Figaro. Donner à voir un autre visage de l’Orient souvent réduit à l’actualité, mettre en lumière l’invisible, les voix de la résistance dans des contextes de guerre, d’exil et de répression, guide sa démarche depuis toujours. Franco-iranienne, sa connaissance des langues et de ces régions lui permet de se faufiler sans être repérée, comme un passe muraille, au cœur de situations les plus tendues. Il arrive que le danger s’avance très près, il faut alors évaluer, partir vite, parfois fuir, ou prendre son risque comme elle le décide en réalisant l’une des dernières, sinon la dernière interview de Mouammar Kadhafi en Libye. Delphine Minoui dévoile l’intensité de sa vie de reporter.
4 [Claire Meynial] Depuis l’Amérique de Trump
Claire Meynial est journaliste au Point depuis ses débuts en 2002. Elle reçoit en 2016 le Prix Albert Londres pour ses articles consacrés à la crise des migrants. Correspondante permanente à Washington depuis 6 ans, elle partage son expérience du terrain marquée par un engagement professionnel total. A travers son récit des campagnes présidentielles de 2020 et 2024, de ses enquêtes sur les milices néo-fascistes, des nouvelles restrictions imposées aux journalistes étrangers, elle témoigne des défis du journalisme sous l’administration Trump et des transformations profondes des États-Unis. Avec acuité, elle décrypte les tensions politiques et sociales qui traversent le pays. Elle évoque également son travail en Afrique et en Méditerranée, où elle a suivi le parcours des migrants en leur restituant leur humanité.
5 [Lorraine de Foucher]Sexisme en journalisme ● Travailler sur les violences
En 2024, Lorraine de Foucher, journaliste au Monde, reçoit le Prix Albert Londres pour son travail sur le sujet des violences faites aux femmes, aux enfants et aux personnes vulnérables. Avec d’autres journalistes de sa génération, elle a élevé ces sujets longtemps rangés dans la case des faits divers, au niveau des faits de société. Son travail se concentre sur les violences masculines qu’elle contribue à rendre visible tout en questionnant les autorisations sociétales autour de la violence. Lorraine de Foucher partage ses premiers pas dans le journalisme audiovisuel, sa découverte du sexisme dans la profession, les doutes qui l’ont habitée. Écrire avec le plus de justesse possible pour être à la hauteur des témoignages est une responsabilité énorme. Elle rappelle le pouvoir crucial de la sémantique et revendique le droit à l’émotion du journaliste et à l’engagement.
6 [Dominique Tierce] Une taupe en URSS ● La fabrique du 20h
Dominique Tierce est une figure du journalisme audiovisuel, lauréate du Prix Albert Londres en 1991 aux côtés d’Hervé Brusini pour leur reportage La Taupe, sur l’affaire Farewell, l’une des plus grandes affaires de contre-espionnage, qui précipitera la chute de l’URSS.
Il y a mille facettes au journalisme, elle en a exploré plusieurs : celle du terrain, de l’investigation, des fonctions de responsabilité... Cet épisode explore les coulisses et les défis de la création de l’information télévisuelle au quotidien à travers tous les formats : émission hebdomadaire de 90 minutes, JT, direction des magazines. Dominique Tierce partage son expérience, ses réflexions sur les évolutions du service public et l’importance d’un journalisme exigeant face aux contraintes économiques ou politiques actuelles.

