Séance pédagogique incluant du numérique : la visite du Château de Oiron publié le 30/04/2026 - mis à jour le 05/05/2026
Dans quelle mesure les artistes transforment-ils le corps pour interroger les frontières entre le réel, l’imaginaire et l’artificiel ?
Contexte et objectif de la séance
Cette séance s’inscrit dans le cadre d’une sortie scolaire d’une journée au Château d’Oiron. Elle constitue une phase préparatoire à une séquence pédagogique en arts plastiques, centrée sur la notion d’hybridation et de création numérique augmentée un hybride numérique augmenté .
Elle vise à engager les élèves dans une réflexion sur la représentation du corps (humain ou animal) à travers des pratiques contemporaines. Elle s’inscrit dans une approche sensible et critique des oeuvres, en lien avec des questionnements actuels autour de la transformation du vivant, de l’identité et des technologies.
L’étude du corps hybride et augmenté permet de :
• questionner les normes du corps humain
• interroger la notion d’identité
• comprendre les procédés de transformation en art
• développer une distance critique face aux images
Dans quelle mesure les artistes transforment-ils le corps pour interroger les frontières entre le réel, l’imaginaire et l’artificiel ?
Compétences travaillées
• S’exprimer, analyser sa pratique : verbaliser ses intentions
• Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques : établir des liens avec des œuvres
Modalités de mise en œuvre
Niveau éducatif : 6e
Durée : 4h sur place
Ressources numériques utilisées :
Tablettes numériques
Oeuvres observées :
La visite au Château d’Oiron constitue un temps central de la séquence. Elle permet aux élèves de confronter leur regard à des œuvres contemporaines dans un contexte patrimonial singulier.
Face aux œuvres de Thomas Grünfeld, les élèves observent des formes hybrides issues de l’assemblage d’animaux naturalisés. Ils identifient les éléments constitutifs et questionnent le rapport entre réel et fiction. On s’interroge aussi sur les conditions de présentation et d’exposition de ces œuvres. Présence de vitrines, de socles, sommes nous dans un musée de sciences naturelles ou un centre d’art ?
Les œuvres de Philippe Ramette permettent d’aborder la question du corps mis en scène. Les élèves analysent des situations visuellement paradoxales, qui reposent sur des dispositifs techniques et des jeux de perception. Le corps réalise ici des prouesses techniques, on parle de prothèses et de stratagèmes pour déjouer les lois de l’apesanteur.
La visite est commentée par un médiateur(trice) du musée, les élèves sont donc invité à poser des questions durant cette heure d’échange autour des œuvres.
Des croquis et prises de notes accompagnent cette phase d’observation et d’analyse.
Vocabulaire et mots clés retenus :
Hybridation / chimère
Taxidermie
Fantastique / mythologie (licorne, Pégase)
naturel et artificiel
Monstre / merveilleux
Corps augmenté
Point de vue / perspective
Renversement / désorientation
lévitation
Corps mis en scène
Dispositif technique (prothèses, objets)
Poésie visuelle
Illusion sans trucage (réel mis en tension)
Lien entre science et poésie
Suite à cette visite il est demandé aux élèves de travailler sur un hybride numérique augmenté, à partir de cette séance d’observation.

