Accueil : Philosophie
Accueil >> Carrière et formation >> Penser le...

article Penser le numérique - inventaire     -    publié le 06/09/2013

1 2 3 4 5 6 

Cet article est un diaporama commenté. Le diaporama au format pdf peut être téléchargé (il y a un lien à la fin de l’article). Il est aussi disponible au format markdown.

• Présentation

Page de Titre

L’exposé vise à dresser un
inventaire de quelques points qui devraient intéresser la
philosophie comme matière à penser.

On y trouvera des exemples qui parleront (peut-être) aux élèves ou qui seront l’occasion de les distancier de leur expérience impensée des usages informatiques.

On y trouvera aussi des invitations à penser.

Cet inventaire essaiera de rattacher les questions soulevées aux notions du programme de philosophie des lycées.

Plan de l'exposé

On attribue une phrase à Edsger Dijkstra qui essaie de nous aider à éviter de regarder le doigt quand quelqu’un montre la lune :


« L’informatique n’est pas plus la science des ordinateurs que l’astronomie n’est celle des télescopes. »

Après deux préalables (pourquoi y a-t-il un problème et de quoi s’agit-il ?), quatre parties : les objets techniques, les usages sociaux, langage et connaissance, les échanges.


 

• Un problème ?

Un problème

Paradoxe :

la philosophie (au moins chez les professeurs de lycée) semble
s’intéresser assez peu à l’informatique et à ses usages.

Paradoxes

Faut-il rappeler que Leibniz (et bien d’autres) a rêvé de machines à déduire ? Que l’informatique est née à la frontière des mathématiques et de la philosophie, dans le monde de la logique formelle ?

Un symptôme qui permet de mesurer ce désintérêt : les serveurs de l’Éducation Nationale sont sous Linux (pour des raisons d’efficacité et
d’économie) mais dans leur grande majorité les enseignants ne
voient pas d’inconvénients à ce que leurs outils soient des logiciels propriétaires.

Pourtant, comme le disait Marx « les armes de la critiques passent par la critique des armes » et il n’est pas forcément très cohérent de
rédiger sous Word un cours sur les inconvénients des situations de monopoles...

Comment expliquer cet absence d’intérêt pour la critique des outils ? S’agit-il d’un mépris pour le contemporain et le technique (le contemporain est tellement intéressant... quand il est celui d’un autre, et la technique passionnante... quand on ne s’en sert pas) ? Ou d’un reflux de l’engagement ou de l’indignation ?

Les obstacles

Ce qui résiste à la pensée de l’objet détermine déjà l’objet. Et au moins trois résistances permettent d’approcher les raisons de ce désintérêt : nous assistons à des transformations très rapides, dans un contexte de dispositifs techniques complexes, et au sein d’un monde qui met en jeux des intérêts extrêmement puissants, qui agissent souvent au-dessus des États.

Nous avons affaire à un objet qui se dérobe à la pensée (pour de bonnes raisons ?), qui requiert qu’on daigne se donner les moyens d’en approcher la nature (en regardant de près aux aspects techniques), et qui réclame une pensée en mouvement.

Il n’est donc pas incompréhensible que peu de philosophes s’y investissent, ou avec des préjugés faibles, des concepts pauvres ou vaguement recyclés, et qui dépassent rarement l’opinion commune.

Etonnement

Pourtant nous assistons à des changements qui devraient nous intéresser. Nous entrons dans la « société de l’information ». Pour penser le dix-neuvième siècle, la compréhension du salariat, des modes de production, de l’appropriation des moyens de production, semblait indispensable aux philosophes. Nous devrions ô combien nous intéresser avec la même passion des modes de production de l’information, des modes de production des outils (les logiciels et les machines – ordinateurs, routeurs, etc...) qui traitent et manipulent l’information.

Idée de cet inventaire

Outre des objets à penser et des exemples, il restera en creux une question ouverte :

Ce dont il s’agit peut-il être déjà pensé ? Sommes-nous dans des illusions quand nous croyons comprendre de quoi il retourne ?

Les problèmes soulevés réclament-ils des outils nouveaux, et en particulier des outils de la nature même d’objets qui sont à penser : les philosophes devraient-il investir les outils informatiques pour à partir eux, produire autrement. Si la philosophie a changé avec l’imprimerie, la presse, la radio, la télévision, elle a non seulement à
penser mais à effectuer un changement avec la mise en réseau de la planète.

Philosophie numérique

Une remarque au passage. La « philosophie numérique » désigne – déjà, une entreprise qui consiste à décrire avec les mêmes modèles les phénomènes mentaux et les phénomènes physiques.

Mais ce n’est pas (quoique ?) en ce sens que « numérique » est pris ici.

Humanités numériques

Au passage, un exemple de cette invitation à « penser le numérique ».

- Page suivante : Qu’est ce que le numérique ?

« Précédente  1 2 3 4 5 6  Suivante » Sur une seule page
- Documents joints

Document source du diaporama au format markdown.

Poitiers - Penser le numérique - 24 octobre 2012.

Contact
Accessibilité
Mentions légales
RSS
Académie de Poitiers, Rectorat, 22 rue Guillaume VII le Troubadour BP 625 86022 Poitiers Cedex