après l'impression
Enseigner > Collège > Un écrivain dans la classe
http://ww2.ac-poitiers.fr/lettres/spip.php?article164
Auteur :  Yves Ouvrard

article Présentation des actions des professeurs de lettres membres de l’association LEAR (Lire Ecrire A la Rochelle)     -    publié le 12/01/2009

cinq rencontres annuelles entre lycéens et écrivains

Présentation sommaire du cadre de l’action
L’association organise une moyenne de cinq rencontres par an. Elle est née en 1995 d’un partenariat avec le Centre National du Livre, pilote de l’opération « Belles étrangères », offrant à des associations la possibilité de recevoir de prestigieux auteurs du monde entier.

Les professeurs des cinq lycées rochelais publics, profitant de cette opportunité, se sont rassemblés en association avec les conseils de la MAAC, pour favoriser l’organisation des rencontres littéraires avec leurs élèves. Les opérations ont d’abord été timides, se limitant à quelques actions par an, puis en partenariat avec d’autres associations littéraires rochelaises, comme Quai des lettres, puis Larochellivre, ou le printemps des poètes, LEAR est devenue un acteur marquant, organisant une moyenne de cinq rencontres par an.

Ainsi , grâce à cette politique de littérature vivante dans les classes, nous avons eu l’honneur de recevoir dans nos classes de prestigieux auteurs comme Charles Juliet, Yasmina Khadra, Noëlle Chatelet, Alain Mabanckou , Jorn Riel,et bien d’autres encore. Nous avons également accueilli des traducteurs, des éditeurs comme Yves Dimano pour la collection Poésie Gallimard, les représentants de la maison José Corti, Mme Anne-Marie Metaillé, Le Temps qu’il fait, Les Ateliers du gué …


Description précise des activités conduites avec les élèves et en relation avec les écrivains.

Les rencontres avec les auteurs ou éditeurs sont préparées différemment d’un enseignant à l’autre. En général, les élèves commencent par une recherche biographique et bibliographique et, si le livre n’est pas très coûteux, on leur demande de se le procurer. Il est à noter que le CDI en achète toujours un ou deux exemplaires. S’il s’agit d’un écrivain étranger, on les incite à rechercher des informations avec les professeurs d’histoire géographie ou les professeurs de langue concernés. Souvent ces recherchent aboutissent à une exposition qui est affichée au CDI. Cette exposition est visitée par les auteurs qui sont toujours très fiers de l’intérêt que l’on porte à leur carrière.
En littérature francophone, on étudie le plus souvent les œuvres sous forme intégrale, ou d’extraits caractéristiques.
Pour les auteurs étrangers, la préparation peut consister en traduction d’extraits avec les professeurs de langue, avec parfois l’aide de traducteurs.

Pour montrer la variété des activités proposées, on peut évoquer l’échange avec Claudine Bertrand (écrivain québécois) en 2008 qui, en amont de la rencontre a organisé un échange de mises en scènes plastiques de pièces poétiques.
On privilégie systématiquement le travail en équipe avec des actions que l’on veut interdisciplinaires.

Pour ce qui est des rencontres en elles-mêmes, elles débutent par une présentation de l’auteur et de ses œuvres, ils nous lisent souvent des extraits en langue originale, racontent leurs carrières, leurs relations avec leurs éditeurs, leurs publics, parlent de ce que leur métier leur rapporte. Les élèves eux-mêmes ont beaucoup de questions à poser qu’ils ont préparées à l’avance. Ils sont très vivants lors de ces rencontres, on a même vu en octobre 2008, des élèves offrir une mise en scène théâtrale de sa postface pour Alexis Flamand.
Pour terminer les élèves viennent échanger individuellement avec l’auteur et tiennent plus que tout à la « séance dédicace ».

Réflexion sur la plus-value pédagogique que permettent les pratiques en question.

Elles sont nombreuses et variées pour les élèves, les enseignants et également pour les intervenants qui disent avoir beaucoup de plaisir à ces rencontres.

Quelques exemples :

- Découverte d’autres pays, d’autres univers
- Découverte de destin hors du commun
- Information sur les métiers
- Conseils pour les écrivains en herbe
- Prise de conscience de la nécessité de la réécriture
- Prise de conscience de la nécessité de documentation
- Réflexion autour de l’intertextualité
- Découverte des contingences économiques

Katia Laplace-Claverie
Lycée Valin

Académie de Poitiers, Rectorat, 22 rue Guillaume VII le Troubadour BP 625 86022 Poitiers Cedex
après l'impression