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article Mort sur le net     -    publié le 16/12/2018

Suggestion de lecture avec les élèves

Une lecture de Mort sur net
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Titre de l’ouvrage : Mort sur le net
Auteur : Christian Grenier
Éditeur : Rageot
Collection : Heure noire
Série : Les enquêtes de Logicielle

• Brève présentation

On retrouve dans ce nouvel opus de Christian Grenier les personnages récurrents de la série « Les enquêtes de Logicielle ». Logicielle, de son vrai nom Laure-Gisèle, est une jeune lieutenant de police de Saint-Denis. Son surnom vient de sa passion pour l’informatique. Son outil de travail est un OMNIA 3, un ordinateur ultra sophistiqué. Elle est aidée dans ses enquêtes par Max, son adjoint et petit-ami, et Germain, son mentor.
Ce roman débute in medias res : Logicielle analyse une scène de crime en chambre close. La victime, François Malan, est retrouvée morte devant son ordinateur, transpercée par une épée de collection qui a disparu alors que l’appartement était fermé de l’intérieur, tout comme la chambre de la victime. Sur l’écran défile un mystérieux message : " Par le fer, par le feu, par le net". Tout semble indiquer que l’épée a surgi de sa vitrine pour frapper François Malan...
Logicielle suit d’abord la piste de cette épée, qui aurait appartenu à Jeanne d’Arc. Le roman est nourri d’informations historiques sur ce sujet.
L’enquête est relancée par un second meurtre, aux allures tout aussi mystérieuses. Xavier Audret est lui aussi transpercé par l’épée, cette fois au volant de sa camionnette, sur l’A86, sous les yeux ébahis d’une auto-stoppeuse, Jeanne French. Sur le GPS défile le même message étrange…
Ce sont les points communs entre les deux victimes qui vont conduire Logicielle sur la piste d’Olivier Zucca, un proxénète qui formait au lycée avec les deux victimes le trio des « FOX ». La petite bande avait tendu un piège grâce aux réseaux sociaux à une jeune fille, dont ils avaient abusé.
Logicielle découvrira qu’il ne s’agissait pas d’un crime surnaturel mais d’une vengeance, orchestrée par Jeanne French, même si le dernier chapitre replonge le lecteur dans le mystère absolu !

• Avec les élèves

- Lien avec les programmes

En classe de 4ème, ce roman plaît énormément aux élèves avec ses personnages attachants et leur relation de couple et avec son mystère qui les accroche immédiatement. Il peut être étudié dans deux objets d’étude : « La ville lieu de tous les possibles ? », car il se déroule à Paris et Saint-Denis, et « La fiction pour interroger le réel » : un roman policier fantastique. Il permet d’ailleurs une séquence de transition parfaite entre les deux thèmes.

- Pistes pédagogiques

  • C’est un roman que l’on peut traiter avec la problématique : comment le suspense est-il entretenu jusqu’au bout ? Après la lecture analytique du premier chapitre et son entrée in medias res avec sa première phrase : « Comment l’assassin était-il sorti ? », on peut effectuer, dans un tableau de lecture, un relevé des indices et des mystères et retardements de l’enquête afin de mettre en lumière la stratégie d’écriture mise en place.
  • Ce tableau peut aussi donner lieu à un relevé des lieux qui ancrent le récit dans la réalité. On peut constituer des groupes d’enquêteurs autour des lieux clés du roman tels que l’opéra Garnier, l’A86, l’église de Notre-Dame-les Ardents à Lagny, l’Hôtel Drouot ou encore la ville de Saint-Denis.
  • Il ressortira du tableau de lecture que le surnaturel est alimenté par les mystères de l’Histoire ; cependant, un relevé plus ciblé sur les informations historiques au sujet de Jeanne d’Arc mettra en lumière ce ressort du roman.
  • Le thème des dangers des réseaux sociaux apparaît également, il peut donner lieu à un débat, voire une production argumentative. L’étude du clip « Carmen » de Stromae peut permettre de mettre en lumière d’autres aspects des réseaux sociaux. On peut aussi s’appuyer sur les vidéos les dangers des réseaux sociaux, assez nombreuses sur le net.
  • Le roman se prête bien à l’étude des dialogues, de ses codes et de ses différentes fonctions, avec la possibilité de mettre en scène certains d’entre eux, comme l’interrogatoire de Gloria, la petite-amie d’Olivier Zucca, un personnage haut en couleurs ! La caractérisation du personnage passe largement par les dialogues.
  • Du point de vue du lexique, on peut travailler sur les verbes de paroles ou le vocabulaire du policier et du mystère.
  • Il est aussi possible d’étudier l’expression de l’hypothèse ou du doute.
  • On peut faire des liens avec d’autres œuvres :
    • Les autres enquêtes de Logicielle, notamment L’Ordinatueur, qui pose la question : Un ordinateur peut-il être un tueur ?, un autre roman policier aux frontières du fantastique.
    • Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, cité dans le roman, et Double assassinat dans la rue Morgue d’Edgar Allan Poe, qui proposent des énigmes en lieux clos et qui ont chacun des adaptations cinématographiques intéressantes en matière de mise en place du mystère.
    • La Vénus d’Ille de Prosper Mérimée, également citée par l’auteur, qui exploite aussi le thème de l’objet fantastique tueur et vengeur.
    • Plus largement, le thème de l’objet maudit est décliné dans La Photo qui tue et autres nouvelles d’Anthony Horowtiz, des nouvelles fantastiques dont les personnages sont souvent des adolescents et qui plaisent beaucoup aux collégiens.
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