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article Troisième Festival Européen du Latin et du Grec     -    publié le 31/01/2007    mis à jour le 04/02/2007

28-30 AVRIL 2007 en Hongrie, 11-13 mai à Nantes et le 20 mai au château de Josselin.

Affiche du festival

Un Festival Européen Du Grec et du Latin, le projet est ambitieux. Il répond à des désirs souvent exprimés : l’Appel pour le Latin et le Grec 2004 n’a-t-il pas réuni 70 000 signatures en France ? D’autres appels ont été lancés ensuite, par les Belges, par les Portugais, tous avec un afflux de signatures, de littéraires mais aussi de mathématiciens, de physiciens, de biologistes, de chimistes, d’agronomes et de bien d’autres, soucieux de conserver un patrimoine culturel – patrimoine invisible, certes, mais aussi précieux que celui des « pierres vives ». Et le JT de l’A 2 a consacré un reportage au FELG 2006, ou TF1 à METIS (latin grec pour aider les élèves en difficulté) qui œuvre en ZEP.

Depuis le début, le Festival éveille des enthousiasmes et des collaborations inespérées – l’écrivain Jacques Lacarrière, l’Académie Française - avec Jacqueline de Romilly ou la radio de l’Institut Canal Academie avec sa directrice Hélène Renard -, la directrice de la Maison de l’Europe à Rennes Mme Hutin, la Présidente de l’Orchestre de Bretagne Mme Mussat, le professeur Albert Foulon (Rennes II), l’Inspecteur de Lettres au Ministère de l’Education Nationale Pascal Charvet, des présentateurs de la télévision (Patrick Poivre d’Arvor, de TF1, Geneviève Moll, de l’A2, Valérie Expert de LCI), correspondants régionaux (Ouest-France, le Télégramme) dont François Simon, nationaux (Figaro, Marianne, La Vie, Le Pèlerin, Livres Hebdo, Histoire Antique), internationaux (Daily Mail) et sur Internet (Le Petit Journal en Hongrie, Café Pédagogique, Le Portique et tant d’autres). Pour ne citer que ceux-là ! Sans oublier les associations de professeurs et universitaires (SEL, CNARELA, SPLG, APLAES, FPLG belge …), mais aussi les éditeurs (Les Belles Lettres, Assimil, Bernard de Fallois, Le Rocher) et les partenaires européens (Belgique, Finlande, Grèce, Hongrie, Italie, Portugal).

Le traducteur de 23 Astérix en latin est allemand (Graf von Rothenburg) celui de Harry Potter en grec ancien (Harry Wilson) est anglais. Des professeurs de l’université de Neuchâtel inventent des modules pédagogiques très vivants sur Internet. Une radio finlandaise parle latin. Des Russes traduisent en cette langue sur la Toile les blagues de l’ère soviétique … Dans le Nouveau Monde, comme en Europe centrale – où le latin se parle entre peuples de langue différente dans certains milieux -, le latin n’a jamais été si vivant. Quant à la Grèce, après la finale de l’Euro 2004 contre Lisbonne, les journaux ne reprirent-ils pas en chœur le vieux mot lancé en 490 av. J-C par Philippides après la victoire de Marathon (sur les Perses) : Nenikekamen, « nous avons gagné ! ». Et Byron, Goethe, Giraudoux, Racine, la chanteuse Eunice Barber, Sandor Marai, etc. s’inscrivent dans notre exploration. Européennes et vivantes sont ces deux langues qui nous permettent de nous comprendre entre peuples qui disent « porte » (du latin porta) et peuples qui disent « door » ou « Tür » (du grec thyra). Deux langues, racines de nos mythes et de nos rêves, de nos valeurs d’utopie (ce lieu qui selon l’étymologie grecque n’existe pas et que nonobstant nous voulons toujours atteindre) ou de conquête (notre « quête commune »), les langues-mères de l’Europe des cultures.

Le Festival Européen de Latin et de Grec ne s’adresse pas aux seuls lecteurs de Thucydide et de Cicéron dans le texte. Ni même aux amoureux de Vénus ou de Mars, aux dévots de Narcisse, aux sectateurs d’Orphée. Il voudrait restituer aux Français, aux Européens, à tous ceux de l’Ancien et du Nouveau Monde qui puisent dans l’alphabet grec et les mots du latin le sens originel de leur vocabulaire et les tournures de leurs pensées, de leur Weltanschauung, ou de leur Way of Life, de ce qu’un écrivain (grec et contemporain), Alexakis, un jour appela « le paradis de la langue ».

Ce Festival n’est pas passéiste. Il révèle ou rappelle l’émerveillement qui peut nous saisir devant les chefs d’œuvre du Miracle grec, ces dieux et ces héros à la mesure de l’homme, ces auriges si vivants, ces jeunes filles si gracieuses, ces Vénus sans bras dont le torse seul est un ode à la grâce ; devant ces textes si vivants aujourd’hui – celui de Platon sur la démission des parents et la Terreur instituée par des enfants sans brides, ceux d’Aristophane dans l’Assemblée des Femmes que pourraient reprendre nos députés féminins d’aujourd’hui, ceux d’Epicure ou des Stoïciens, Thucydide, maître en histoire jamais dépassé ; devant ce regard sur les choses, sur le Cosmos – le « tout s’écoule » des pré-socratiques, le « connais-toi toi-même » de Socrate, le « cueille le jour » d’Horace. Rappelons que J.K. Rowling, l’auteur des Harry Potter, se flatte, comme Ted Turner (CNN) aux Etats-Unis d’être Major en Classics.
Ce Festival se voudrait porteur d’une Renaissance, comme les textes grecs et latins redécouverts le furent déjà. Dostoïevski le disait déjà : « L’inspiration, c’est la mémoire ».

La mémoire, nos pierres la portent quand on creuse pour édifier un autoroute et que l’on découvre une voie romaine. L’avenir de l’homme est-il de l’enchâsser de ciment ? Notre pari est de nous ouvrir à une mémoire-passerelle, à de nouveaux dialogues, de nouveaux échanges, à des découvertes, à des créations. Notre espoir est que d’autres peuples, de l’Ancien et du Nouveau Monde – porteurs, exportateurs ou « transplanteurs » de ces racines culturelles et spirituelles – nous rejoignent et nous enrichissent. Chiche ?

Élizabeth Antébi

Déléguée générale : Elizabeth Antébi, 33 (0)6 24 58 78 64, Eliza@antebiel.com

11 rue de la Filanderie, 35 190 Bécherel, France.

http://www.antebiel.com/fortunajuvat puis « Festival »

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