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article Orthographier à deux mains     -    publié le 07/06/2010    mis à jour le 04/09/2015

- Activité

Activité d’orthographe sous la forme d’une dictée sur écran informatique.

- Contexte didactique

Activité de remotivation pour les plus démotivés et de concentration maximum pour ceux qui ont le plus de facilité, avec pour objectif en tant que rédacteur de négocier ou justifier ses choix, puis en tant que correcteur du texte d’un autre binôme, d’écrire un texte sans faute en profitant du travail collaboratif.
Cet exercice proposé en classe de 3ème avant le deuxième brevet blanc est destiné à redonner confiance aux plus découragés, à leur montrer que par un recul réflexif exercé par leurs pairs ou eux-mêmes, il est possible de supprimer une bonne partie des fautes. Il est transférable à tous les niveaux.

- Contraintes matérielles

Exercice organisé en salle informatique autour de binômes librement formés. (durée 50 mn)

- Préparation

Le professeur dicte un extrait d’une dizaine de lignes d’un texte auparavant lu et exploité en classe, donc connu des élèves.

- Compétences nécessaires au professeur

Le professeur doit connaître les fonctions de base d’un traitement de texte, et être capable de montrer aux élèves, qui ne le sauraient pas encore, comment surligner les mots fautifs ou utiliser une police de couleur pour visualiser les mots à corriger, et de leur faire imprimer leur texte pour évaluation. La même activité peut être réalisée avec un outil d’écriture collaborative (etherpad etc.).

- Plus-value

La plus-value réside d’abord dans la facilité à corriger sur l’écran les mots fautifs, à visualiser les mots à corriger, dans la dédramatisation de l’exercice par le fait qu’il s’exerce à doubles mains sur un écran informatique avec l’aide collaborative de ses pairs et éventuellement du professeur, la possibilité de mesurer les limites du correcteur orthographique rassurant mais insuffisant, la possibilité par un simple changement d’écran de devenir correcteur du texte d’un autre binôme.

- Récit bref

Le professeur dicte un extrait d’une dizaine de lignes présentant les difficultés variées qu’il souhaite voir maîtrisées par ses élèves d’un texte précédemment lu et exploité en classe. Il recommande aux élèves de changer de mains à chaque nouvelle phrase, tout en précisant bien que les deux élèves sont responsables du texte tapé. Chacun peut adopter une police de caractère différente pour permettre de visualiser ce que chacun a écrit.

A la fin de la dictée par le professeur et de la relecture par les rédacteurs, les binômes se déplacent à un autre poste et surlignent en couleur ou visualisent par une police en couleur les mots qui leur semblent fautifs sans corriger les fautes. Puis les rédacteurs initiaux reprennent leur place pour essayer de corriger après discussion entre eux et éventuellement après appel au professeur pour une demande d’éclaircissement.

Une pause de 10 mn est ménagée pour réfléchir à l’apport du correcteur orthographique, ce qu’il leur a permis de corriger et pourquoi, ce qu’il n’a pas pris en compte et pourquoi. Par exemple la faute sur l’adverbe « évidemment » écrit ainsi « évidement » n’a pas été repérée parce que le correcteur connaît le mot « évidement » et qu’il ne peut se poser le problème du sens global, se contentant de propositions de mots contenus dans sa mémoire.

A l’issue de cette étape réflexive destinée à préparer l’évaluation éventuelle de l’item C) 2.4 (je m’interroge sur les résultats des traitements informatiques) qui sera renouvelée lors d’un exercice du même type, ils impriment leur texte pour évaluation. On leur aura demandé d’expliquer après la dictée, en quelques lignes, l’utilité et les limites du correcteur orthographique, pour pouvoir évaluer la pertinence de leurs représentations.

Finalement à la fin de la séance deux ou trois textes sans faute, la plupart évitant les fautes les plus graves, la prise de conscience des limites du correcteur et de l’importance du recul réflexif dès le premier jet. Enfin
pour les plus faibles, le plaisir d’avoir réussi grâce au travail collaboratif à dépasser sa peur ou sa paresse orthographique.

- Compétences B2i

1. S’approprier un environnement informatique de travail
1.5. Je sais paramétrer l’impression (prévisualisation, quantité, partie de documents,...).
2 - Adopter une attitude responsable
2.4 Je m’interroge sur les résultats des traitements informatiques (correcteur orthographique).
2.7 Je mets mes compétences informatiques au service d’une production collective.
3 – Créer, produire, traiter, exploiter des données
3.1 Je sais modifier la mise en forme des caractères et des paragraphes.
- Document joint

Activité d’orthographe sous la forme d’une dictée sur écran informatique.

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