Assises académiques des langues vivantes publié le 30/11/2008  - mis à jour le 28/04/2010

30 septembre 2008

L’année 2008 représente, en outre, une année fort propice pour faire avancer la réflexion collective sur ces points. Elle est, en effet, placée sous le double signe de l’ Année Internationale des langues et de l’Année européenne du dialogue interculturel.

En mai dernier, tous les ministres nationaux de l’Education se sont ainsi réunis à Bruxelles pour réfléchir sur la question du développement de l’enseignement des langues, dans une Europe multilingue de 23 langues officielles pour 27 états membres. A cette occasion, s’est clairement trouvée réaffirmée une volonté commune de promouvoir l’apprentissage des langues et les aptitudes linguistiques des citoyens européens, de développer la diversité linguistique, de favoriser la compréhension mutuelle entre les peuples.

Quant à l’année l ’Année européenne du dialogue interculturel , c’est, pour la Commission européenne, l’occasion de faire reconnaître que la diversité linguistique et culturelle de l’Europe représente un patrimoine, un patrimoine d’une richesse exceptionnelle, une ressource commune des plus précieuses qu’il convient de sauvegarder et de développer. Des efforts s’imposent dans ce domaine si nous voulons que cette diversité, au lieu d’être un obstacle à la communication, devienne une source d’enrichissement et de compréhension réciproques.

Dans ce cadre, en janvier dernier, un rapport a été remis au Commissaire Européen chargé du multilinguisme, Léonard Orban. Ce rapport est pertinemment intitulé : Un défi salutaire ou comment la multiplicité des langues pourrait consolider l’Europe. Il élabore des propositions sur la manière dont les langues peuvent favoriser le dialogue interculturel et la compréhension mutuelle, et établit sans ambiguïté le lien entre diversité linguistique et intégration européenne. Parmi ces propositions, figure l’idée que les relations bilatérales entre les peuples de l’Union se déroulent prioritairement dans les langues des deux pays concernés plutôt que dans une langue tierce. Il propose également de promouvoir la notion de "langue personnelle adoptive", sorte de seconde langue maternelle intégrée dans le cursus scolaire et universitaire et dans la vie professionnelle de chacun, étroitement liée aux aspects touchant à l’histoire, à la culture, à la littérature.