Les Rendez-vous de l'Histoire: la charte de Paris, 19 au 21 novembre 1990 publié le 16/11/2020

Intervention de Michel FOUCHER

Quelles sont les implications de la charte de Paris sur les minorités d’Europe de l’est ?

La charte de Paris implique une prise de conscience à l’époque. Les forces nationalistes longtemps contenues par le communisme, sont désormais libérées et se déchainent à l’image de la Yougoslavie. De fait, la charte doit statuer, encadrer le sort des minorités pour préparer la suite. La volonté de la France est d’opérer et ce afin ne pas laisser le jeu à Washington, Bonn et Moscou. La question des minorités est dans ce sens prise en compte par l’adoption en 1995 du pacte de stabilité en Europe. Il répond à la crainte d’une poudrière en Europe centrale. Se pose également la vision à Paris de ce que pourrait être le concert des nations. Or, la réponse à l’époque est que les Etats-Unis constituent l’acteur incontournable, à l’inverse de l’URSS. Preuve en est, les pays baltes adhèrent à l’OTAN avant même de le faire à l’Union Européenne.
Pour Michel Foucher, le rôle de la diplomatie française est de produire des idées puis d’aider à les mettre en œuvre. Il prend alors l’exemple de Pierre Morel qui a déjà participé à plus de 110 missions pour le groupe de Minsk.

Foire aux questions :

Pourquoi la charte de Paris est-elle aussi peu évoquée ?

La puissance des événements et leur surexposition médiatique conduisent à retenir que le spectaculaire. Or, le legs de charte de Paris est fondamental car elle a posé les bases qui garantissent la paix encore de nos jours. Les évènements de Crimée en 2014 ont été contenus grâce à ce cadre.
Dans l‘histoire des deux derniers siècles, la fin d’un conflit consacre les événements diplomatiques qui le procède car ils sont un événement heureux. Alors que la charte de Paris impulse l’ouverture à l’ouest de l’est.