Vers une approche par compétences dans l’entraînement et l’évaluation des activités langagières publié le 04/07/2010  - mis à jour le 23/06/2017

Passerelles transversales entre les disciplines : arts-plastiques, histoire, français, espagnol

Objectifs de la séquence en espagnol (A2)

  • Pasticher puis mettre en voix un court poème.
  • Ecrire une courte lettre à un ami pour lui donner de ses nouvelles.

Capacités à entraîner :
Parler de soi, de ses goûts, de ses habitudes, de son environnement familier ; verbes à la 1°personne.
Faire une description au présent ; quelques emplois de ser/estar bien définis.
Mobiliser le lexique des occupations quotidiennes, des sensations, impressions et sentiments, du rêve...
Faire le récit d’une expérience personnelle passée, réelle ou imaginée ; s’exprimer au passé composé.

Supports de la séquence : (dont on peut retrouver le développement complet sur le site d’espagnol de l’académie de Poitiers)

1. Son las diez de la mañana, poème de Gabriel Celaya A.L dominantes : CO + PO (reformulation + création )

2. Me ha regalado una tortuga, historieta de Almudena Grandes A.L dominantes : CE + PO

3. Carta de Federico García Lorca a Ana María Dalí (lettre de F. Garcia Lorca) A.L : CE + E.E (imitation + création)

4. El niño enfermo, autorretrato, tableau de Salvador Dalí, 1923 A.L : PO collective

Les supports de la séance (Word de 21.5 ko)

Compréhension orale, expression orale, mobiliser les savoirs acquis.

Les élèves (classe de 4°) ont en cours de français exploré la diversité épistolaire, et avant d’aborder la réalisation des tâches prévues, ont été entraînés au fil de la séquence, à :

  Repérer le vocabulaire épistolaire : formules d’appel et de clôture
  Distinguer les registres de langue et savoir adapter au type de lettre le discours approprié
  Dégager un plan, qui par exemple vise à retarder, pour la réhausser, l’annonce d’une nouvelle
  Identifier les mécanismes et les effets de certaines figures de rhétorique comme l’accumulation,
la gradation, l’hyperbole , l’oxymore.
  Créer un bref dialogue de trois ou quatre lignes à insérer dans la lettre pour lui donner de la vivacité.

En classe d’espagnol, les mêmes élèves :

1. Découvrent en première séance l’emploi du passé composé en C.O, et le pratiquent aussitôt en reformulation pour expliquer, redire, puis mettre en voix et enfin pasticher le poème de G.Celaya.

2. Dans un second temps, racontent la déconvenue de la fillette de la bande dessinée, au passé composé.

3. Abordent ensuite la lettre de García Lorca, et mobilisent les savoirs acquis en classe de français, puisque spontanément ils exposent leurs premières observations : l’auteur (la signature), la destinataire (formule d’appel), le ton et le registre de langue ( amical et familier) ; puis ils découvrent le plan de la lettre, ses motifs, en distinguant les paragraphes, et en dégageant la ou les nouvelle(s) racontée(s) dans la lettre….ainsi que les intentions qui s’expriment notamment à travers les superlatifs.


Les grandes lignes de cette séance :

  • ¿De quién es la carta ? ¿quién la ha firmado ?
  • ¿a quién se dirige ?
  • ¿Quiénes son ? Por supuesto son amigos ya que….

Federico escribe a su amiga

  • porque ha recibido
  • para darle las gracias
  • para darle noticias

(Il faut accompagner et rendre claire la transposition au style indirect et le passage à la 3° personne).

  • ¿Qué le ha pasado a Federico ?
  • Ha estado malísimo, ha tenido fiebre, se ha quedado en cama, no se ha levantado, ha sido muy grave, pero no se ha muerto, ha sido un milagro etc…

4. Enfin ils décrivent et commentent , guidés par le professeur, le tableau de Salvador Dali.
Cette étape du parcours favorise à partir du document iconographique :
 la mobilisation du lexique apporté auparavant : se sentir bien ou mal, seul ou entouré, écrire, rêver
 l’expression de sentiments : la mélancolie ou la déception, la joie ou le désir de fuite par la pensée
 le réemploi de tournures exclamatives et de superlatifs
 l’interprétation du climat de cette scène, de son caractère autobiographique (souvenir d’enfance)
 la mise en situation pour le travail d’écriture demandé ensuite.