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article Course de durée - Construction d’un cycle pour la classe de terminale     -    publié le 27/11/2002    mis à jour le 28/01/2007

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•  Les tests de détermination de la VMA

Le test de Léger Boucher
Il se réalise en paliers de deux minutes en continu. Le parcours est balisé tous les 50 m.

Le test Berthoin et Gerbeaux
C’est un test adapté du " Léger Boucher " avec des repères plus fréquents pour mieux correspondre à un besoin scolaire. Le parcours est balisé tous les 25 m.

Le test de Vaussenat et Trouillon
Il consiste en une course effectuée sur une piste de 250 m balisée tous les 50 m. En débutant à la vitesse de 8 ou 9 km/h, le coureur soutient l’allure 3 minutes, puis une pause de 1 minute est effectuée pendant laquelle la FC est contrôlée. Ensuite, il repart pour 1 palier de 3 minutes à une allure augmentée de 1 km/h. L’allure critique est établie quand le coureur ne peut plus suivre le rythme imposé.

Le test d’Astrand
Il consiste en une course visant à réaliser la plus grande distance en 3 minutes. On calcule la VMA en ramenant cette performance à une distance courue en 3 minutes 30. Par exemple un élève réalise 600 m en 3 minutes. On calcule VMA en considérant qu’elle est de 600 m en 3 minutes 30, soit 600 divisé par 3,5 et multiplié par 60, ce qui donne : 10,3 km/h.

Le test de 6 minutes en continu
Des repères sont donnés toutes les minutes. L’élève cherche à aller le plus vite et le plus régulièrement possible. VMA = Distance en mètres/100.

Autre test
45 secondes de course, 15 secondes de marche, pendant 7 minutes. VMA=Distance en mètres/100.

• Organisation d’un parcours de course

Si on veut que les élèves connaissent facilement leur allure de course, il suffit de baliser un parcours tous les 50 m. En donnant des signaux toutes les 3 minutes, la vitesse de course est égale au nombre de plots rejoints pendant ces 3 minutes. Pour donner davantage d’informations, on peut baliser le parcours tous les 25 m, et on peut donner des repères toutes les 1 minute et demie, la règle reste la même.

•  Connaissances (Programmes)

  • Informations
    Connaissance d’un vocabulaire spécifique :
    • notion de consommation maximale d’oxygène : VO2 max exprimé en L/min ou en ML/min/Kg. C’est la quantité maximale d’O2 que peut utiliser un organisme, par unité de temps, au cours d’un exercice musculaire intense de longue durée. Lorsque la puissance augmente, l’exercice est perçu comme de plus en plus difficile à partir d’une puissance caractéristique de chaque individu, VO2 plafonne alors que la puissance peut encore augmenter. La puissance à partir de laquelle VO2 se stabilise est appelée puissance maximale aérobie (PMA) ;
    • notion de vitesse maximale aérobie : VMA. Dans les disciplines de course la puissance de l’exercice est matérialisée par la vitesse de déplacement. Ceci implique qu’à la puissance maximale aérobie correspond une vitesse qui sera définie comme vitesse maximale aérobie. Elle est le résultat de l’intégration de la PMA et de l’efficacité de la foulée ;
    • facteurs influençant VO2 max : VO2 max dépend directement du système d’échanges gazeux respiratoire et circulatoire chargés de capter, transporter et de livrer aux muscles les molécules d’O2 nécessaires aux oxydations ;
    • notion de seuil : il semble exister un seuil d’intensité au-dessous duquel les efforts effectués sont presque exclusivement aérobies et peuvent être soutenus très longtemps. Cette intensité qui se traduit par une lactatémie très faible, est nommée " seuil aérobie ". Au-dessus de cette intensité , la lactatémie augmente plus rapidement jusqu’à un nouveau seuil , le " seuil anaérobie " (environ 80 à 85% de VMA chez des élèves de terminale qui pratiquent quelques activités physiques en dehors de l’école) ;
  • fréquence cardiaque ;
  • fréquence respiratoire ;
  • charge de travail : intensité de l’effort, durée de l’effort, nombre de répétitions, durée et forme des récupérations.

Connaissance des différentes modalités de préparation et d’échauffement à la séquence de travail prévue, ainsi que de récupération et d’étirements en fin de séquence.
Connaissances des différents procédés d’entraînement de la puissance et de la capacité aérobie, en particulier le travail " intermittent " et le travail " au seuil ".

  • Techniques et tactiques
    • " PPG " (préparation physique générale) ;
    • amélioration de la technique de la foulée (action du pied, relâchement des bras, économie) ;
    • capacité à produire des allures déterminées et variées ;
    • mise en œuvre des différentes procédures d’entraînement.
  • Connaissances de soi
    • identification de ses capacités (VMA, fréquence cardiaque au repos, fréquence cardiaque à l’exercice….) conduisant à un travail individualisé ;
    • préparation individuelle à l’effort envisagé.
  • Savoir-faire sociaux
    • travail en groupe de niveau ;
    • création d’une entraide et d’une émulation ;
    • tenue de différents rôles : chronométreur, observateurs capables de fournir un retour d’information fiable, prise de relais dans les courses en groupe...
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Course de durée - Document d’accompagnement
Catherine Liess

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