Évaluer dans le cadre du contrôle continu Baccalauréat 2021, terminales générales et technologiques publié le 18/02/2021

Évaluer dans le cadre du contrôle continu Baccalauréat 2021, terminales générales et technologiques

Le contexte sanitaire exceptionnel auquel nous sommes confrontés a amené le ministre à définir, dans sa lettre aux enseignants du 21 janvier, les adaptations de la session 2021 du baccalauréat général et technologique.

Ces adaptations rendent nécessaire de préciser le cadre solide au sein duquel le contrôle continu permettra à la fois de garantir la pleine légitimité du baccalauréat comme examen national et la confiance que les établissements d’enseignement supérieur peuvent avoir dans l’évaluation menée par les enseignants dans les lycées.

Ce guide, élaboré par le collège d’expertise disciplinaire et pédagogique de l’IGESR, fixe, pour chaque enseignement évalué au baccalauréat lors de l’année de terminale, qu’il s’agisse d’une spécialité ou d’un enseignement commun, la manière dont se déclinent les principes suivants :

  • Prise en compte pour le calcul des moyennes trimestrielles ou semestrielles1 des deux modalités d’évaluations :
    • Évaluation formative, qui accompagne les apprentissages et permet de signaler et de valoriser les progrès des élèves.
    • Évaluation sommative, qui doit représenter au moins 60 % de la moyenne, qui permet de vérifier, en fin de séquence ou de période, les objectifs fixés par les programmes en termes de connaissances et de compétences.
  • Diversité des types d’exercices composant l’évaluation :
    • Exercices courts de vérification des connaissances.
    • Travaux effectués en présentiel ou à distance. Il convient à ce propos d’équilibrer les deux modalités afin que les évaluations n’occupent pas une part trop importante du temps en présentiel lorsque la continuité pédagogique ne permet pas d’accueillir à temps complet les élèves en établissement, pour lequel les apprentissages restent la priorité.
    • Travaux plus longs et dont l’énoncé s’inspire des sujets de baccalauréat (évaluations communes ou épreuves terminales) libérés et présents dans la BNS, ainsi que des sujets 0 présents sur Eduscol.
  • Robustesse des moyennes trimestrielles ou semestrielles, garanties par un nombre minimal de notes par période, et un nombre suffisant d’exercices inspirés des sujets de baccalauréat libérés. Un minimum de trois évaluations par trimestre (ou de quatre par semestre) est, sauf exception, attendu.

Ces principes et les conseils qui suivent seront mis en œuvre par les équipes avec l’aide des corps d’inspection, dans le respect de la liberté pédagogique de chaque enseignant et dès la fin du 2e trimestre de l’année scolaire 2020-2021. Ils sont évidemment pensés dans une situation sanitaire et de continuité pédagogique qui peut évoluer, et auront vocation à être adaptés si cette situation évolue.
Par ailleurs, si ce guide est conçu prioritairement pour faire face aux aménagements de la session 2021, il pose des principes qui pourront être repris et précisés pour la part d’évaluation au contrôle continu des sessions suivantes.

Éducation physique et sportive

L’EPS est normalement évaluée dans le cadre du CCF, sauf lorsque seule au plus une situation d’évaluation a pu être mise en œuvre dans l’année. Dans ce cas, le contrôle continu est également pris en compte. Cependant les notes de bulletins scolaires d’EPS contribuent aux 10% de contrôle continu en classe de première comme de terminale. Pour les notes des bulletins scolaires du contrôle continu, les orientations sont les suivantes :

  • Les notes du bulletin doivent prendre en considération les apprentissages des élèves. Dans les activités physiques sportives artistiques (APSA) programmées en première ou terminale, elles doivent témoigner du degré d’acquisition des différents attendus de fin de lycée (AFL) des programmes. Ce n’est pas une note de « participation-progrès ».
  • L’évaluation de ces AFL peut s’organiser, si les équipes le jugent pertinent, à partir du protocole commun prévu dans le cadre du CCF : situation d’évaluation, éléments évalués, critères et indicateurs du référentiel, etc. ; la co-évaluation n’est pas obligatoire ;
  • La période où l’EPS n’a pu se dérouler qu’en extérieur ne donne lieu à notation que dans les conditions suivantes :
    • l’activité extérieure était prévue dans le parcours de formation de l’élève (exemples : demi-fond, course en durée, course d’orientation) ;
    • l’activité peut se dérouler dans des conditions qui permettent une évaluation : conditions d’enseignement respectées, durée d’apprentissage suffisante pour les élèves, conditions sanitaires respectées …
  • Sur l’ensemble de l’année, le passage par trois champs d’apprentissage est encouragé ; une évaluation dans deux APSA représentatives de deux champs d’apprentissage distincts constitue un minimum ;
  • Une réunion d’harmonisation avant la transmission des notes définitives du bac doit être effectuée au sein des équipes EPS de l’établissement (chaque professeur n’attribue pas ses notes de manière isolée et indépendante).

Arts/arts du cirque

Point de vigilance

La note en Arts du cirque ne doit pas résulter de la moyenne mécanique des résultats
obtenus par l’élève durant le trimestre ou le semestre. Elle traduit le niveau atteint, c’est-à- dire le degré de maîtrise des connaissances, des compétences et des caractéristiques de l’enseignement en Arts du Cirque.

Recommandations

C’est pourquoi il est recommandé :

  • de diversifier les exercices proposés aux élèves, pour fonder la note sur une variété de travaux et d’appréciations, de ne pas tenir seulement compte de ceux qui correspondent aux épreuves prévues pour l’examen. Tout travail relevant d’une perspective analytique, critique ou créative, tant écrite qu’orale ou pratique (en lien avec les programmes et les évaluations recommandées dans ceux-ci), peut être pris en compte et intégré à l’établissement de la note finale.
  • de ne pas multiplier les exercices ponctuels au statut incertain. Les devoirs à la maison ou les travaux oraux et écrits réalisés dans un enseignement hybride ou à distance ne sont pas à exclure de l’évaluation dès lors qu’ils reflètent les aptitudes à la réflexion personnelle, à l’interprétation, à la création dans ses diverses composantes circassiennes en lien avec les programmes de l’enseignement de spécialité Arts du cirque et les compétences visées.
  • de ne pas hésiter à favoriser dans l’établissement de la note finale les résultats ascendants, de manière à rendre compte de la capacité de l’élève, non seulement à atteindre tel ou tel niveau, mais à progresser.
  • d’intégrer dans la note finale un nombre suffisant de devoirs et d’exercices ayant permis aux élèves de se confronter a minima aux exigences du format de l’épreuve finale (dans ses composantes orale et écrite). Les travaux sommatifs, du type « examen blanc » peuvent éventuellement, s’ils apparaissent révélateurs du niveau atteint, bénéficier d’un coefficient plus important. Toutefois et afin de prendre en compte la diversité des compétences, il convient de veiller à ne pas les sur-représenter dans le calcul de la note finalement attribuée.
  • d’expliciter les procédures de notation auprès des élèves et des familles et de s’en tenir à des modalités de calcul simples et claires.

Arts/danse

Points de vigilance

Il ne s’agit pas de faire la moyenne mécanique de l’ensemble des évaluations réalisées, mais il revient aux enseignants de choisir pour chaque période (semestre ou trimestre) les évaluations significatives au regard des compétences communes aux différents enseignements artistiques, identifiées dans le livret scolaire, ou de leur planification des apprentissages de l’enseignement danse.

Activités supports de l’évaluation

Ces évaluations peuvent être relatives à :

  • l’interprétation chorégraphique ;
  • la conception, la conduite, l’analyse ou l’explicitation d’un travail de composition chorégraphique ;
  • des analyses (orales ou écrites) d’œuvres ou de courants chorégraphiques ;
  • des travaux (oraux ou écrits) de restitution de connaissances sur la culture chorégraphique (sur les œuvres, artistes, courants artistiques) ;
  • des travaux de dissertation.

Diversité et pondération de l’évaluation

Compte tenu du contexte particulier des deux années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, ces évaluations prennent des formes diverses : elles peuvent s’adosser à des productions individuelles ou collectives, réalisées en classe ou hors la classe.
Dans la mesure où la notation est réalisée en relation avec le niveau de compétence attendu des élèves au moment des évaluations et non avec le niveau de compétence attendu en fin de formation, le poids des évaluations peut être pondéré selon leur moment (poids plus important des évaluations de fin d’année par rapport aux évaluations de début d’année).
Il importe également de pondérer le poids des évaluations correspondant aux deux champs de compétences appréciées dans les deux parties de l’examen terminal. Autrement dit, dans le calcul des moyennes terminales, il convient de prévoir un poids similaire pour la maîtrise :

  • de la culture chorégraphique (connaissances sur les thèmes d’étude des programmes et la capacité à organiser ces connaissances au service d’une argumentation ; analyses d’œuvres chorégraphiques) (partie écrite de l’épreuve terminale) ;
  • de compétences d’interprète et de chorégraphe (partie orale de l’épreuve terminale).

Fréquence

Pour l’année 2020-2021, il est attendu, a minima, une note par trimestre (ou deux par semestre) pour chacune de ces composantes. Qu’il s’agisse d’évaluations conduites en classe ou de travaux réalisés par les élèves hors la classe, il importe de veiller à ce que deux items au moins du programme limitatif de terminale aient fait l’objet d’au moins une évaluation chacun, à l’écrit ou à l’oral.

Document joint

Baccalauréat 2021, terminales générales et technologiques.