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article L’image numérique au service des apprentissages en EPS     -    publié le 29/05/2009    mis à jour le 27/03/2017

Un exemple en Gymnastique et en acrosport, deux activités morphocinétiques

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• Introduction

En 2007-2008, je vous avais proposé d’investiguer les usages possibles du TBI couplé à l’image dans un cours d’EPS afin d’en cerner les atouts. C’est en poursuivant cette quête que j’ai pris en main Kinovea, logiciel libre et gratuit d’analyse sportive, d’une sobriété et d’une puissance remarquable, couteau suisse du professeur d’EPS qui travaille avec l’image. Cet article a pour but de vous en faire découvrir les potentialités en plaçant, toujours et encore, le temps moteur et l’apprentissage des élèves au coeur de notre réflexion.

Les logiciels d’analyse sportive sont dorénavant très prisés dans les milieux fédéraux . On pourrait presque s’étonner qu’ils ne se soient pas plus immiscés dans les pratiques pédagogiques des enseignants en milieu scolaire. Même si le prix de certaines solutions propriétaires telle Dartfish est peu attractif, même si un équipement vidéo est indispensable, cela ne justifie pas la frilosité des enseignants envers ce type d’outil et de démarche.

- Des obstacles liés à la spécificité scolaire ?

Les freins sont sans doute liés à d’autres motifs dont deux me paraissent tout aussi lourds que le prix éventuel d’un tel logiciel :

  • gestion du temps scolaire : en 60 à 120 minutes, le professeur d’eps doit organiser la sortie des vestiaires de sa classe, l’installation des ateliers, assurer la diffusion d’éventuelles informations parallèles provenant de la vie scolaire, gérer les sempiternels impondérables... et bien sûr assurer la mise en situation d’apprentissage de ses élèves.
    Comment intégrer ce type de démarche alors que les minutes s’égrènent...au détriment du temps de pratique ?
  • gestion des effectifs scolaires : toutes les plaquettes, clips publicitaires, présentant des séquences de ce type, peuvent nous laisser rêveurs ; les groupes photographiés sont tout au plus composés de 8 à 12 personnes. Mes classes de secondes sont constituées de 35 élèves !
    Comment alors gérer ce type de démarche pour que ces 35 élèves disposent et du temps de pratique et du temps d’analyse ?

Au delà de ces obstacles (coût matériel et logiciel, spécificité du temps et des effectifs scolaires), les arguments continuent de pleuvoir :

  • gestion de l’hétérogénéité : si les entraîneurs fédéraux disposent d’athlètes spécialisés dans leur discipline, le professeur d’EPS a pour charge, lui, de former des élèves venus de tous les horizons, avec des disparités de niveaux que peu de disciplines connaissent !
    En quoi et comment une démarche basée sur l’image peut-elle répondre à cette problématique ?
  • gestion de l’instabilité des élèves : ce travail sur l’image est-il compatible avec un public parfois zappeur, parfois peu apte à se concentrer, parfois négligent avec le matériel ?
  • Maîtrise des compétences liées au logiciel : éditer des images, des vidéos pour les commenter suppose des savoir-faire avancés qui dépassent largement le domaine bureautique habituel.
    Comment devenir compétent sans s’engager dans un parcours du combattant ?
  • gestion du temps de préparation des séquences : préparer des séances où l’image numérique est intégrée suppose non seulement des compétences mais du temps !
    Comment faire tenir 24 heures en 12 heures ?

Bref, les résistances sont nombreuses et, au fond, se focalisent moins sur la pertinence de l’outil que sur l’incapacité perçue individuellement à mener à bien ce type de démarche pédagogique. C’est ignorer, d’une part, l’arrivée de nouveaux matériels et logiciels conviviaux qui assistent totalement le professeur d’EPS et d’autre part la fascination potentielle qu’exerce l’image sur notre public né devant un tube cathodique.

- Où le "comment" n’a plus lieu d’être

Dans cet article, je tenterai de vous prouver que toutes ces entraves deviennent caduques en 2009 et qu’il est plus judicieux de questionner le pourquoi que le comment, de s’interroger sur les différents types d’images numériques à utiliser plutôt que de déplorer une éventuelle incapacité à mettre en oeuvre ce genre de démarche.

Le comment trouvera ses solutions dans l’utilisation d’un logiciel d’analyse sportive "concurrent" de Dartfish1 , Kinovea. Cet outil splendide que tout un chacun est capable de s’approprier avec un peu de méthode tellement il est accessible et simple, couplé ou non à un TBI, couplé à un camescope ou une webcam vous permettra d’être efficace rapidement à moindre coût temporel et bien sûr à moindre coût financier puisqu’il est libre et gratuit. Je vous proposerai pour cela des tutoriels dédiés à ces ambitions. Par ailleurs, un organigramme d’optimisation de ce type de séquence pédagogique vous sera présenté.

Le pourquoi sera notre guide tout au long de cet article. Il est autrement plus fondamental car il engage notre crédibilité d’enseignants. Pourquoi techniciser notre démarche, si cela ne devait apporter aucun gain en terme d’apprentissage moteur ? A quoi bon s’équiper si la finalité ne reposait que sur la volonté d’être dans l’air du temps ?

- Une démarche, des outils adaptés

Je vais donc m’attacher à vous démontrer qu’une analyse préalable de l’APSA2 et de ses enjeux, couplée à une revue d’arguments portant sur différents modèles d’apprentissage, permet de mettre en oeuvre des stratégies variées, adaptées à nos publics et objectifs scolaires, autour de l’image numérique qui sera définie selon 4 perspectives. Ces stratégies, ajustées à différents budgets, ont pour but de favoriser le développement et le perfectionnement d’habiletés motrices morphocinétiques.
Attention, dés à présent, le professeur d’EPS, reporter, est exclu de cette analyse. Seul le professeur agissant sur l’apprentissage sera traité. Cela ne sera pas sans incidence sur les choix d’outils et les propositions de contenus !
Vous disposerez donc d’une démarche complète d’analyse qu’il vous suffira de mettre en oeuvre ou d’accomoder dans vos propres cours.

Cette démarche a été proposée aux stagiaires du PAF 2009 qui ont participé à la formation " L’image numérique au service des apprentissages en EPS. Un exemple dans les activités gymniques".
Justifications, outils et modules d’auto-formation sont mis à votre disposition pour vous permettre de rejoindre les 15 personnes qui ont bénéficié de ces deux journées.

(1) La société Dratfish développe actuellement une version "légère" et payante à destination de l’éducation nationale

(2) Activité Physique et Sportive et artisitique

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- Document joint
un document PréaO de la formation "Image et apprentissage en EPS" (OpenDocument Presentation de 3.7 Mo)

Une vision synoptique de l’article "L’image au service de l’apprentissage en EPS " (ex dans les APSA morphocinétiques)

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