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article L’esprit plutôt que la lettre     -    publié le 02/04/2009    mis à jour le 31/05/2017

Une analyse portant sur le Socle commun de connaissances et de compétences

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Il a fait débat à sa sortie. Un livret de compétences devait lui être adossé ; son écriture a été repoussée d’un an. Pendant un temps, il semblait même ne plus avoir le vent en poupe. Je veux parler ici du socle commun de connaissances et de compétences. Identifions les éléments du contexte qui semblent alimenter les résistances pour mieux appréhender la complexité de la situation dans laquelle nous nous trouvons pour parler du socle.

• Le constat

Dans la circulaire de préparation de la rentrée 2008 parue au BO : on compte trois occurrences (pages 3,4 et 5) où il est fait référence au socle :

  • dans le paragraphe consacré à l’évaluation des progrès des élèves en CE1 et CM2, où il est rappelé que ce sont les deux premiers paliers du socle et est précisé que ces bilans sont construits en référence aux programmes ;
  • dans l’annonce de l’écriture d’un livret scolaire national dans le courant de l’année 2008 qui permettra aux parents et aux élèves de suivre les progrès constatés dans l’acquisition des connaissances et des compétences du socle ;
  • et enfin lorsqu’il est question de la mise en place de DIMA (dispositif d’initiation aux métiers en alternance), qui permettra à des collégiens de découvrir des métiers tout en poursuivant l’acquisition du socle.
    Trois occurrences en onze pages, certains considèrent cela comme insuffisant, mais cela prouve au moins que le thème du socle commun n’est pas « enterré », comme certains peuvent le penser voire l’espérer. D’autre part, une circulaire n’a pas pour objet de développer des thématiques, mais d’annoncer des orientations. Concernant les nouveaux programmes, il est un fait que l’on parle généralement du socle dans le préambule et que, en dehors des matières scientifiques, le plus souvent un paragraphe y est consacré au même titre que l’histoire des arts. Ceci dit tous les programmes en font état !

Ces éléments du contexte conduisent à penser qu’on évoque le socle plus qu’on en parle. Certains regrettent qu’il n’y ait pas de signal plus fort de l’institution quant à sa mise en œuvre. Dès lors, nombreux sont ceux qui se posent la question de son devenir.
Les questions que se posent les enseignants, leurs résistances ne peuvent pas laisser indifférents les personnels d’encadrement et peut même générer, chez eux aussi, des doutes, des incertitudes. Doit-on continuer à en parler ? Quel message doit-on porter sur le socle ? Si on le fait, est-ce opportun quand certains pensent que la prudence serait de mise ? Ces questions, je me les suis posées et c’est le regard que je porte sur le socle qui m’a permis de les dépasser.

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Regard d’un IAIPR sur le socle commun

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