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article La francophonie dans le monde     -    publié le 18/08/2007    mis à jour le 27/03/2012

Lycée général et technologique - Terminale générale et technologique

La francophonie fait référence à de nombreux éléments des programmes, on retiendra trois pistes principales.

  • Une première piste consiste à mettre en évidence les communautés francophones dans le monde en perspective avec le rôle de la France depuis les Grandes Découvertes jusqu’à la colonisation et la décolonisation.
    Il s’agit essentiellement d’établir un lien entre la pratique de la langue française et le rôle de la France à différentes époques. Cette perspective donne également des éléments de compréhension sur les modalités des différentes colonisations. Cette étude peut être complétée par une approche plus juridique de la francophonie. La situation ou la position de la langue française est souvent différente d’une communauté à une autre. Langue maternelle, langue des élites, langue véhiculaire sont autant de cas différents.
    De plus le français est parfois la langue officielle unique, parfois une des langues officielles à l’image du bilinguisme canadien. On n’oubliera pas de montrer le statut du français dans les grandes organisations internationales. C’est un élément qui en dit long sur la place de la France dans le monde, même si le concept de « puissance régionale à vocation mondiale » s’est imposé. Il ne faut pas négliger la politique parfois volontariste de l’État français pour soutenir la pratique de la langue française dans le monde.
    A cet effet on pourra s’intéresser au réseau de l’Alliance française, ou à des structures multinationales du type de l’AUPELF-UREF : association des universités partiellement ou entièrement de langue française-union des réseaux d’expression française.
  • Une autre piste, moins narcissique, consiste à s’intéresser à la diversité de cette communauté francophone dans le monde. Il s’agit d’adopter une problématique plus culturelle qui place la communauté française au même plan que les autres qu’elles soient belge, luxembourgeoise, vietnamienne, roumaine, acadienne ou « cajun ».
    La position du français y est plus ou moins difficile ou confortable : les populations sont plus ou moins francophones, et la langue, elle-même,quelque peu différente, marquée par des apports étrangers plus ou moins forts, par des néologismes plus ou moins compréhensibles…
  • Une autre approche consiste à s’intéresser à la francophonie dans la cadre de la mondialisation. Après avoir repéré les populations francophones, on montre la situation difficile de la pratique de cette langue, aujourd’hui en recul. Il est loin le temps où le français était la langue internationale, la langue des traités internationaux.
    Il faut mettre en évidence que la mondialisation accélère le recul de nombreuses langues, régionales et nationales, au profit de quelques unes. Si le français reste une des langues les plus parlées à l’échelle mondiale, le nombre de francophones recule toujours malgré les efforts des organisations internationales ou des États.
    La politique linguistique de la province du Québec est de ce point de vue un exemple très pertinent. On peut la mettre en perspective avec la politique de défense de la langue en France. Il peut être pertinent de s’intéresser aux efforts des petites communautés francophones menacées d’assimilation, à l’image de certaines communautés de l’Alberta, du Saskatchewan ou du Manitoba.
    A l’opposé le Nouveau-Brunswick témoigne que le bilinguisme est possible. Pour certains, c’est même la seule province véritablement bilingue. Il est nécessaire de montrer l’importance de la langue dans les échanges et les flux croissants.
    Certains flux et l’intégration de marchés sont étroitement liés à la pratique d’une même langue, qui rend la communication aisée et suscite de la sympathie voire la confiance. Derrière la langue, il est enfin possible de mesurer les échanges culturels entre les communautés et les nations.
    La francophonie a acquis aussi une dimension clairement politique ou géopolitique : on ne peut faire l’économie du groupe des pays francophones, dont la solidarité lors de votes leur garantit une influence encore sensible.
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