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article La notion de risque en perspective : l’amiante au Québec et en France.     -    publié le 02/09/2007    mis à jour le 11/06/2012

Lycée général et technologique - 2nde générale et technologique

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Une séquence sur la question de l’amiante doit être menée autant que possible avec des collègues d’autres disciplines ou qui enseignent en ECJS. L’enseignement des risques est à la croisée de nombreuses disciplines et de plusieurs enseignements (ECJS et EEDD). On pourra donc constituer une petite équipe pédagogique avec des collègues de différentes matières pour mener un projet sur ce concept en l’appliquant au Canada et/ou à la France.
On peut aborder cette question en SVT, en Physique Chimie, en géographie, en éducation civique / ECJS, et même dans le cadre de l’Éducation à l’environnement pour un développement durable (EEDD). Certaines notions restent complexes, on pourra se replonger avec profit dans les ouvrages d’Yvette Veyret : Géographie des risques naturels (Documentation photographique), Risques naturels et aménagements en Europe (Armand Colin, Paris, 2004), Les risques (DIEM, 2003), Le développement durable : approches plurielles (Paris, Hatier, Collection « Initial »).

On peut multiplier les angles d’approches et les perspectives.

• 1 - Une étude de la situation française est possible en soi.

On y associera la dimension citoyenne et l’éducation à l’environnement pour le développement durable. Il est possible de l’aborder en trois temps :

  • l’aléa, par l’étude des caractères de l’amiante : nature et avantages,
  • le risque, en s’intéressant cette fois aux inconvénients de l’amiante et aux risques induits,
  • la gestion de la catastrophe humaine et sanitaire. Il paraît intéressant de recourir à une ou plusieurs lois, un ou plusieurs textes réglementaires pour aborder la question de la prévention et de la protection de la population, des travailleurs et de l’environnement.

• 2 – Une étude de la situation québécoise est possible en soi.

Avec les précautions et les mêmes objectifs pédagogiques, il est possible d’aborder cette question de l’amiante au Québec. Le contexte et le cadre législatif sont bien différents. L’amiante reste au Québec un matériau utilisé pour ses caractères évoqués dans la fiche scientifique, avec certes quelques précautions en particulier dans l’extraction et la transformation. Cette ressource reste au cœur d’une filière économique prospère et puissante. Le vécu des populations est bien différent de celui des Français. Il parait indispensable d’insister sur les précautions prises au Québec par les industriels, et de montrer la perception de l’amiante par les Québécois même si la situation est en train de changer !

On retrouvera une perspective historique dans :

- une histoire minière mise en ligne par le ministère québécois des ressources naturelles et de la Faune.

- L’amiante au banc des accusés, un dossier mis en ligne par Radio-Canada.

• 3 – Une étude comparative : l’amiante en France et au Québec !

C’est avec cette démarche qu’il est possible de percevoir la richesse de cette question. La comparaison peut se faire sur plusieurs niveaux :

  • Extraction et transformation de l’amiante.
    L’écart est ici conséquent entre le France et le Québec. Altran, producteur d’amiante québécois, est un puissant groupe industriel et une multinationale très influente.
    Les gisements canadiens de chrysotile sont situés en Estrie, au Québec, sur une bande de 100 km de longueur qui s’étend de la ville d’Asbestos, à l’ouest, jusqu’à East Broughton, à l’est. Le gisement connu le plus important du monde occidental se trouve à Asbestos. Au Canada, la plupart des mines de chrysotile sont des mines à ciel ouvert, mais il existe encore une installation souterraine en exploitation. Plus de 90 % de la production de chrysotile du Canada est exportée vers 60 pays environ. Les principaux débouchés du chrysotile canadien sont l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine.
  • Les produits de l’amiante et leur utilisation dans l’industrie et les Bâtiments et Travaux publics.
    La situation est clairement opposée à celle de la France puisque ces produits y sont complètement interdits.
  • La prévention du risque en France et au Québec. On pourra ici trouver des points de convergences.
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- Document joint

Ministère des ressources naturelles et de la faune, http://www.mrn.gouv.qc.ca

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