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article L’échelle descriptive globale : un outil d’évaluation du degré d’acquisition des compétences     -    publié le 14/06/2011

Philippe Péaud, formateur de l’académie et spécialiste de l’évaluation par compétence, nous propose une définition de l’échelle descriptive globale.

Les outils d’évaluation descriptive sont les outils d’évaluation les plus communément utilisés dans l’évaluation des compétences.

Le recours à une échelle descriptive globale (et non analytique) est lié au fait qu’il faut rendre compte si l’élève a su ou non mobiliser ses acquis, ce qui est la caractéristique fondamentale du fait d’être compétent.1

Une échelle descriptive globale hiérarchise des niveaux de compétence, définis en termes d’exigences (Scallon, 2004, p. 183-184)2.

• Plusieurs degrés peuvent être définis :

  • 1. l’élève mobilise de manière adéquate ses acquis et la réalisation de la tâche est parfaite ;
  • 2. l’élève mobilise ses acquis de manière adéquate, même s’il y a des imperfections dans la réalisation de la tâche ;
  • 3. l’élève mobilise des acquis mais peu le sont d’une manière adéquate ;
  • 4. l’élève ne sait pas mobiliser ses acquis de manière adéquate à la situation.

Le seuil d’acquisition de la compétence est franchi quand l’élève passe du degré 3 au degré 2.

• Pour construire une échelle descriptive globale

  • Il faut avoir préalablement identifié les tâches complexes de la matière enseignée pour pouvoir ensuite décrire des exigences qui doivent s’appliquer à l’ensemble de celles-ci (par exemple en lettres pour la compétence 1 : récit autobiographique, résumé d’un texte, écrit argumentatif, écrit d’entraînement au Brevet, débats, etc.) et non pas à un seul type de tâche complexe (écrit argumentatif).
  • Ensuite, il faut commencer par décrire les deux échelons extrêmes (degrés 1 et 4) ; il s’agit là d’une précaution méthodologique pour éviter de confondre, d’une part, mobilisation adéquate et mobilisation experte et, d’autre part, mobilisation non adéquate et mobilisation partiellement adéquate.
  • Puis, il faut décrire les exigences correspondant au seuil d’acquisition : l’élève sait « plus » qu’au degré 4 mais « moins » qu’au degré 1.
  • Enfin, il ne reste plus qu’à décrire les exigences de degré 3 : l’élève sait mobiliser quelques acquis de manière adéquate mais cela reste insuffisant.

Compte tenu des limites inhérentes au caractère global d’un tel outil, - risque de choisir des critères trop généraux ou trop abstraits, risque de ne pas rendre compte des productions de tous les élèves d’une classe (Scallon, 2004, p. 194-197) -, il est nécessaire d’en tester l’usage et d’en modifier le contenu jusqu’à obtenir des descriptions de degrés d’acquisition satisfaisantes.

(1) 1.« Maîtriser le socle commun, c’est être capable de mobiliser ses acquis dans des tâches et des situations complexes, à l’école puis dans sa vie », B. O. n° 29 du 20 juillet 2006, page III.

(2) 2.SCALLON, G. (2004). L’évaluation des apprentissages dans une approche par compétences. Bruxelles : Editions de Boeck Université.

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