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article Préparer les jeunes au 21e siècle     -    publié le 16/09/2014

Rapport québécois - Les dossiers du CAPRES

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Au Québec, adultes et élèves se posent une question très répandue, sur laquelle on a beaucoup réfléchi au cours des années 60 et qui ressurgit aujourd’hui : que faut-il savoir au sortir de l’école ?

3 raisons à cela :
- pour assurer à chaque personne le plein développement de son potentiel
- pour rendre chaque personne capable d’assumer le changement
- pour élargir les options de carrière de chaque personne.

• Vers un débat de société

Au Québec, cette question est fondamentale et exige un large débat de société : c’est aux citoyens eux-mêmes qu’appartient la responsabilité de définir le rôle de l’école, d’identifier ce qu’elle doit apprendre aux jeunes.
Les changements sociaux, économiques, technologiques subis sont très rapides et il est important de définir un bagage de connaissances minimum à posséder par les jeunes à a fin du primaire et à la fin du secondaire.

- Pistes de réflexion québecoises

-* 1 - N’est-il pas indispensable que l’école mette davantage l’accent sur les connaissances linguistiques, géographiques, historiques et culturelles nécessaires à la vie dans une société profondément transformée par l’internationalisation et la diversité ethnique et culturelle ?

Les connaissances explosent, tout comme les technologies et transforment profondément tous les aspects de l’existence humaine. L’humanité a produit plus de connaissances scientifiques depuis 1900 qu’elle n’en avait accumulées depuis son apparition sur la planète.
Certaines conséquences sont à prévoir :
- connaissance et technologie sont devenues la vraie richesse des sociétés, source de pooductivité dans la compétition mondiale. Elles sont donc les bases de la puissance des individus, des entreprises, des sociétés.
- l’évolution accélérée de la connaissance et de la technologie accroît la désuétude des technique. Les individus et les sociétés doivent faire preuve d’une immense capacité d’adaptation.
- pour demeurer performant, l’individu doit apprendre en permanence
- internationalisation et explosion de connaissances et technologies conduisent vers de nouveaux emplois, de nouvelles pratiques professionnelles dont on ne peut aujourd’hui cerner avec certitude les exigences (mais on sait que ces nouveaux emplois ne nécessiteront pas moins de 17 années de scolarisation).
Il est important que nos EANA et EFIV prennent, comme tout élève ordinaire, conscience de ces changements qui vont aussi bouleverser leur vie future.

-* 2 - N’est-il pas indispensable que l’école mette l’accent davantage sur la culture scientifique et technologique pour que les individus comprennent leur impact sur leur vie et leur société et soient capables de s’adapter aux transformations qu’elles apportent ?
Au cours du 21e siècle, le mariage des technologies de communication (dont l’ordinateur) est l’incarnation la plus visible dans notre vie quotidienne. Elles ont bouleversé les activités de production, les métiers, les professions de tous les domaines de l’activité économique dont elles deviendront le centre.
Un nombre croissant de compétences professionnelles sont devenues inutiles et désuètes : l’ordinateur fait mieux et à meilleur compte le travail humain.
Les activités de travail qui n’auront pas été supprimées seront transformées (constitution de vastes réseaux électroniques, modification des hiérarchies d’organisation,...)
Ces technologies de l’information auront un effet profond sur l’esprit humain réorganisation de la manière de penser, travail de l’intelligence,...)

Il est donc important que nos EANA et EFIV, comme tout élève ordinaire, soit plongé dans ces métamorphoses.
Il est fort probable que les personnes les plus compétentes se caractérisent par une capacité de s’adapter continuellement à la maîtrise de nouvelles connaissances, la capacité d’utiliser de nouvelles technologies, par la crativité, l’habileté dans les relations avec leurs collègues de travail.
Sur la base de leurs acquis scolaires, les être humains les plus épanouis seront ceux capables d’être de permanents autodidactes.

-* 3 - N’est-il pas indispensable que l’école mette davantage l’accent sur une formation adaptée aux exigences des technologies de l’information et sur une familiarisation avec ces technologies, assurant aux individus la capacité d’en intégrer la culture ; de s’adapter à leurs transformations successives et des les utiliser aussi simplement et efficacement que le téléphone aujourd’hui ?

La vie sociale d’aujourd’hui est complexe, plus difficile à identifier que l’internationalisation et la mondialisation des activités économiques et échanges commerciaux ou l’explosion des connaissances et technologies.
On peut raisonnablement imaginer que la vie sociale se caractérisera par une complexité croissante :
- préserver l’environnement naturel exigera de délicats équilibres avec les impératifs du développement économique
- les divisions sociales entre ceux qui savent accéder à la connaissance et à la maîtrise de la technologie , qui pourront donc travailler, et un nombre important d’exclus frappés de chômage massif et durable, créeront des tensions dansles sociétés,
- le très inégal partage de la richesse, dans et entre les sociétés, créera aussi de vives tensions ou des conflits ouverts,
- l’explosion démographique dans certaines régions du monde et la stagnation et le vieillissement dans d’autres forceront l’instauration de nouveaux équilibres économiques et politiques à l’échelle mondiale,
- la facilité des communications, les migrations de populations encouragées par l’aspiration à une vie meilleure, amèneront une diversification ethnique et culturelle des sociétés. L’interpénétration des cultures, les tendances au métissage obligeront les sociétés à développer de nouveaux mécanismes de cohésion
- la constitution de grands bloc économiques et politiques et l’uniformisation culturelle favorisée engendreront des tendances à l’affirmation des identités nationales ou minoritaires
- les rôles des sexes et structures familiales ou communautaires devront s’adapter, se réinventer
- les croyances et les sentiments religieux demeureront vigoureux ; les contacts se multiplieront entre personnes de religions différentes
- la montée de la xénophobe et des nationalismes radicaux pourra déclencher des affrontements violents,
- les inégalités économiques à l’échelle locale ou internationale, l’usure des idéologies politiques, la complexité de la vie en société pourront provoquer des fanatismes religieux ou le rejet violent du monde en place
- le développement permanent et massif des sciences amènera des problèmes éthiques complexes (manipulations génétiques, fabrication artificielle de la vie,...)

Nos enfants et adolescents sont aussi membres de cette société du 21e siècle.
L’école doit tout préparer, non seulement au travail, mais à l’expérience humaine et à un exercice lucide et responsable de la citoyenneté.

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