Accueil : CASNAV

article Pour une école qui aime le monde     -    publié le 08/09/2014

1 2 

Le système éducatif québécois, plus en retard que notre système dans les années 60, a su se réformer et mettre au premier plan la réussite de tous, à partir d’un rapport qui a participé de la « révolution tranquille ». Notre système, lui, n’a pas su concrétiser les vélléités de changement contenues par exemple dans les conclusions du colloque d’Amiens de 1968. Et à l’arrivée, un système qui marche mieux et est moins inégalitaire.

"Il ne faudrait pas que la publication de ce livre dans une édition universitaire, avec une mise en pages un peu austère, éloigne de la lecture tous ceux qui s’intéressent à l’école, à ce qui peut la transformer dans le sens de la réussite du plus grand nombre. En effet, l’ouvrage de Denis Meuret est passionnant, écrit de manière souvent agréable et vivante, avec le recours assumé à la subjectivité et l’expression de convictions fortes qui n’empêchent pas la rigueur et la qualité des informations qui sont sont données sur le sujet qu’aborde l’auteur, chercheur à l’IREDU et grand connaisseur des systèmes éducatifs nord-américains .

Denis Meuret part de la magnifique représentation du bon et du mauvais gouvernement par le peintre Lorenzetti pour se demander quel peut être l’équivalent en matière de « gouvernance de l’école » (c’est quasiment le titre de son précédent livre). Et pour cela, il compare le système français au système québecois et la manière dont chacun d’eux a évolué et évolue.

- Années 60 : des propositions de réformes profondes dans les deux pays

Durant les années 60, deux événements ont eu lieu qui débouchaient sur des propositions de profondes réformes de l’enseignement dans les deux pays (considérons ainsi la province canadienne qui dispose d’une large autonomie) : d’une part, le rapport Parent (1963-1966) qui, dans la ligne de la « révolution tranquille » qui secouait une société traditionnelle marquée par un catholicisme conservateur, indiquait la voie d’une transformation radicale du système éducatif, un vrai changement de paradigme dans le sens de l’ouverture, d’une plus grande centration sur les élèves, d’un développement de la créativité, de la réussite de tous, d’autre part le Colloque d’Amiens, à la veille de mai 68, qui allait dans le même sens, mais de façon très imparfaite et ambiguë .
Denis Meuret essaie d’évaluer malgré la fragilité des données disponibles, où on était chaque système dans les années 60 , en s’appuyant au passage de manière savoureuse sur des souvenirs scolaires personnels (nostalgiques du passé s’abstenir !). D’après ces données, on peut dire qu’en réalité, le Québec était en retard sur la France en matière d’apprentissages et de démocratisation. "

« Précédente  1 2  Suivante » Sur une seule page
Contact
Accessibilité
Mentions légales
RSS
Académie de Poitiers, Rectorat, 22 rue Guillaume VII le Troubadour BP 625 86022 Poitiers Cedex