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article Les Gens du voyage, locaux ou cosmopolites ?     -    publié le 19/03/2014

La gestion publique du nomadisme en France

Est repris ici le plan de la thèse avec quelques explications sommaires.

  • 1 - Introduction : Les gens du voyage comme cible de l’action publique

Marie Bidet fait ici ressortir le double jeu de l’action publique, "entre rejet et contrôle". Elle s’interroge sur les tsiganes, Roms, Gens du voyage : qui sont-ils ? Envisageant les Tsiganes et l’action publique sous l’angle de la sociologie, elle examine la double logique de la gestion du nomadisme ; la Loi Besson du 05/07/2000 étant vue comme un instrument de régulation.

  • 2 - Partie 1 : Le nomadisme comme fondement de l’action publique envers les Tsiganes

Examinant l’histoire à partir du XVe siècle jusqu’au XXe siècle, elle montre comment l’errance fut d’abord un délit avant d’avoir une législation spécifique (de 1912 à 1969).
Puis se posèrent les problèmes de stationnement. D’abord "sauvage", il devint donc un problème public. Un premier essai de législation eut lieu en mai 1969 (art. 28 de la Loi). Puis vint la Loi Besson de 2000 qui clarifia un peu les choses. Toutefois, cette loi met en place un accueil sous contrôle ("symbole de la décentralisation contrôlée").

  • 3 - Partie 2 : La gestion du nomadisme : une territorialisation ambigüe

En fait, malgré la Loi Besson, l’Etat se trouve en prise avec les réalités locales. Chacun réalise, à sa façon et de façon aléatoire, des aires de grands passages.
Quant à la gestion de l’accueil, elle est une politique décentralisée le plus souvent bricolée, le plus souvent par manque de connaissance des acteurs et que l’Etat n’avait pas prévue.

  • 4 - Partie 3 : Le nomadisme : une affaire d’Etat ?

Le simple fait de poser cette question montre que rien n’est aujourd’hui réglé lors des fortes migrations de Tsiganes. Les Pentecôtistes ont "trouvé" une solution qui a ses limites. Quant à l’Etat ou aux collectivités comment gérer une population sans territoire assigné ? Comment concilier appartenance à la communauté nationale et mobilité ? Etre Tsigane et Français, est-ce une réalité virtuelle ?

  • 5 - Conclusion

La gestion du nomadisme est une affaire complexe soumise à deux logiques : d’une part la gestion des caravanes et l’accueil des gens du voyage interpellent localement (souvent stationnement d’urgence de grands nombres de caravanes à régler), d’autre part, la circulation des populations sur le territoire relève du niveau central (qui reste confronté à une question d’ordre public).
Donc la Loi Besson n’a qu’un caractère partiel et inachevé de la régulation qui rejaillit sur le mode de vie des populations .

- Document joint

Thèse de doctorat - Présentée par Marie Bidet.

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