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article De la prise en compte et de la valorisation de la diversité (linguistique et culturelle) dans les services de la Petite Enfance     -    publié le 18/01/2014

Journée Petite enfance - Toulon, 2013

- De l’importance de la langue d’origine

En France, 1 enfant sur 5 est en contact quotidien avec une autre langue que le français (source INSEE). Ce bi-ou plurilinguisme est un atout s’il est reconnu et peut se construire de manière positive. Dans le cas contraire, on risque de provoquer chez l’enfant une souffrance linguistique et identitaire qui peut mettre en péril la réussite scolaire, les liens avec la famille et plus largement la société.
La langue d’origine a un rôle de première importance dans la construction linguistique et identitaire des enfants. or, en France, on assiste à un appauvrissement du patrimoine linguistique eu lieu de la promotion d’une compétence plurilingue.
A ce propos, l’article donne une information sur les diverses activités linguistiques de l’association.

- Bilinguisme : de quoi parle t-on ?

Certains locuteurs ne se définissent pas comme bilingues, considérant que leurs langues ne méritent pas le statut de langues ou parce qu’ils ne les parlent pas parfaitement.
Or, il n’existe pas de monolinguisme parfait (pas plus que de bi-ou plurilinguisme).
"Une personne bilingue est une personne qui se sert de deux langues dans sa vie de tous les jours" Grosjean, 1982. Ainsi, il n’existe pas une seule forme de bilinguisme, mais des bilinguismes.

Des travaux scientifiques ont démontré qu’une langue, quelle qu’elle soit, joue un rôle fondamental dans la construction identitaire et cognitive de l’enfant. On ne peut pas considérer qu’elle ne sert à rien. Un enfant bilingue, donc en contact avec plusieurs systèmes linguistiques et culturels, aura souvent plus de facilités à apprendre de nouvelles langues, de plus grandes capacités métalinguistiques, fera preuve d’une plus grande créativité et capacité d’adaptation qu’un enfant monolingue.

- Le bi-ou plurilinguisme et les professionnels

Qu’il soit source de fierté chez l’enfant ou de malaise linguistique, voire identitaire, est souvent mal appréhendé par les professionnels (principe d’égalité républicaine diversité).
On peut relever certaines contradictions (dangers du bilinguisme, mais utilité de l’anglais,...).
Il existe autant de variations dans les relations aux langues et au bilinguisme que de personnes. La plupart des professionnels sont naturellement disposés à prendre en compte les langues familiales. Leur contact quotidien avec la pluralité leur a permis de développer des stratégies, des outils ; mais ils disent avoir besoin de bases théoriques et d’outils pratiques (un exemple "La boîte à histoires" - p6-7) est donné dans l’article.

- Document joint

Anna Stevannato, Gwenn Guyader, Association D’Une Langue A l’Autre - DULALA

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