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article S’organiser pour développer les compétences numériques     -    publié le 21/09/2012

Témoignage du collège Jean Macé (86)

Travail collaboratif en salle informatique

Le référent pour les usages pédagogiques numériques est dans ce collège (comme dans bien d’autres) un professeur de technologie.
C’est dans sa discipline que sont plus particulièrement travaillées les compétences numériques qui nécessitent une bonne connaissance du fonctionnement des outils et du matériel (par exemple "créer un document multimédia").

Dans cet établissement la répartition des autres compétences en usages du numérique a été négociée entre les enseignants il y a quelques années. L’organisation est considérée comme reconductible : elle a fait la preuve de son efficacité. Le référent s’en est inspirée pour faire cette année une proposition de répartition du nouveau référentiel (voir ci-dessous).

• Une répartition réaliste

Par exemple, les enseignants qui sont régulièrement amenés à faire travailler les élèves sur des réseaux sont chargés d’observer si les élèves apprennent à "gérer leurs moyens d’authentification".

• Elle tient compte des programmes disciplinaires

Ainsi les professeurs d’histoire-géographie éducation civique se chargeront de faire savoir aux élèves ce que sont les données à caractère personnel et la finalité de la CNIL. Des professeurs de langues donneront l’occasion de manipuler et modifier des fichiers son.

• Elle prend en compte le niveau de complexité des savoirs à maîtriser

Par exemple on observera seulement à partir du niveau 4ème quels élèves savent "choisir l’outil de communication approprié".
En revanche on traitera dès le début du cursus leur capacité à "utiliser un catalogue informatisé de bibliothèque" (confié aux professeurs documentalistes), et à "comprendre la charte informatique" (confié aux professeurs principaux). L’outil de gestion du B2I permettra de se souvenir des élèves qui n’ont pas réussi à acquérir ces aptitudes dès la 6ème (parce qu’ils étaient absents par exemple lors de la formation au CDI ou de la présentation commentée de la charte informatique), pour leur faire éventuellement une séance de "rattrapage".

• Tout n’est pas réparti

Par exemple il est entendu que les élèves au cours des activités scientifiques devront être mis en situation de travailler sur des outils de simulation et de modélisation, mais il n’est pas prévu exactement quand et dans quelle discipline on vérifiera s’ils savent "différencier une situation simulée ou modélisée d’une situation réelle".

Extrait du site du collège

Les élèves peuvent être amenés
à publier sur un blog pédagogique
ou sur le site du collège
(cliquer pour agrandir)

• Les modalités de validation des compétences restent au choix des enseignants

Ces modalités peuvent varier en fonction des contextes.

Le référent pour sa part, en tant qu’enseignant, adopte un système mixte :
- à l’issue d’un travail pendant lequel les élèves ont produit en groupe un document numérique, il les invite à s’interroger sur les compétences qu’ils ont mises en œuvre, et à se demander s’ils savent maintenant "participer à des travaux collaboratifs" et "utiliser les ressources numériques sans les monopoliser".
Cette auto évaluation validée par le professeur stimule l’autonomie.

- Après quelques jours le professeur peut décider d’utiliser la fonctionnalité "valider sans demande" de l’outil de gestion du B2I, qui lui permet de cocher une liste d’élèves.
Ainsi ceux qui ont fait une demande de validation sur ces aptitudes recevront une réponse positive si elle correspond à l’avis du professeur. Mais ceux qui ne sont pas suffisamment confiants pour avoir fait une demande verront malgré tout la pastille devenir verte.
L’effet visé est cette fois l’auto-estime : beaucoup d’élèves de ce collège ont tendance à se dévaloriser eux-même.

De même la consigne concernant l’expression des demandes de validation varie selon les enseignants et le contexte : on demande à l’élève d’argumenter quand il dit savoir "régler les paramètres d’impression", par exemple, parce que cette action se fait souvent en dehors du regard du professeur, et que l’élève peut expliquer comment il procède. En revanche à l’issue d’un travail de recherche il serait long et compliqué pour l’élève d’expliciter "je suis capable de justifier mes sélections de résultats". Le professeur peut choisir de valider sur demande non argumentée (l’élève écrira par exemple "fait avec Monsieur Teruel").

Les professeurs qui doutent de leur appréciation recueillent, avant de valider une aptitude, l’avis des collègues qui connaissent bien les technologies impliquées ou les élèves concernés.

Ils peuvent aussi s’appuyer sur le site d’explicitation du B2I.

- Document joint

Proposition faite par le RUPN du collège

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