Julien Bouissou au Pilori (Niort) jusqu’au 14 mars publié le 07/03/2015

Un plasticien expérimentateur de formes poétiques

Julien Bouissou, né en 1975, possède déjà une solide expérience de plasticien : dessin, peinture, sculpture, performance et écriture relèvent de sa pratique, à laquelle il faut ajouter le rôle de commissaire d’expositions.

Ce qui a retenu mon attention, lors du vernissage de l’exposition, c’est sa volonté d’avancer, une sorte d’incarnation de l’expression "work in progress", chantier en cours. La performance qu’il a réalisée dans l’arrière salle du Pilori mettait en scène son corps enduit de peinture phosphorescente et formant partiellement écran pour une projection textuelle :

Les narcissiques, installation de porcelaines blanches sur tapis noir, reprend la démonstration de la performance en absorbant la puissante lumière des éclairages. Toutefois, il n’est plus question de corps mais "d’ossement de fleurs", selon les explications de l’artiste. On n’est pas loin d’une écriture hiéroglyphique enfermée dans son cartouche et on comprend la volonté de l’artiste de recourir à une diversité de médiums pour saisir l’unicité de la poésie.

Encre ou peinture ? Le support en plâtre absorbe la matière, la forme devient pur dessin dans ce qui se présente à nous comme des tableaux :

Avec ces peintures acryliques sur plâtre, le dessin renvoie à quelques-unes des porcelaines mais sa simplicité prédomine sur l’ensemble des propositions :

Porcelaine et peinture aérosol : un accrochage qui invite le spectateur à redistribuer les productions aléatoires