Image d'un paysage habité publié le 17/12/2009  - mis à jour le 06/07/2016

Une image : la maquette

Je demande aux élèves de donner leur image de cette « zone » au bord de la ville qui n’est ni la ville ni la campagne. Cela se fera sous la forme d’une maquette. La maquette permet de jouer l’espace par sa petite taille tout en gardant les 3 dimensions de l’espace réel. J’impose les dimensions du terrain : 20x20cm par personne. Le travail se fera par groupe de 2 ou 3 élèves. A réaliser avec les matériaux que l’on veut (des matériaux sont disponibles en classe, les autres les élèves les amènent).

Des réalisations s’avèrent plus que« bricolées », les collages se voient, les découpes sont faites quasiment à la machette. D’autres sont plus papiers de couleur, arbres en plastiques. Un petit côté « brut » que je n’avais pas prévu, mais qui a un aspect « fait main » pas inintéressant par rapport à la relation au réel qui nous occupe.

La confusion entre « passage » et « frontière » a demandé quelques ajustements. Une route ou une rivière partageant le paysage en deux espaces opposés revient dans de nombreuses réalisations. Les oppositions entre ville et campagne, construit et naturel, gris et vert, etc., prévalent d’emblée sur tout autre investigation et nous font revenir au point de départ, le « paysage » de ville et le « paysage » de campagne. Sur la carte de Saintes on pointe les secteurs périphériques que tous les élèves connaissent et qui se développent fortement ces dernières années. C’est là que ça se situe. Nous ne sommes pas au centre-ville ni à la campagne. The Storyteller fut fortement utile ici pour évoquer ce qu’est un « passage », comme j’en parlais déjà plus haut avec le béton, les pierres de blocage et l’herbe ou inversement.