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article Image d’un paysage habité     -    publié le 17/12/2009    mis à jour le 06/07/2016

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• Questions du programme abordées

Les images et leurs relations au réel : image / référent ; matérialité et virtualité.

Mettre en relation trois niveaux de réalité différents : les élèves eux-mêmes, la représentation en volume d’un espace (une maquette) et la mise en image photographique.

Cette séquence a concerné six classes de 4ème, ce qui suit est donc un condensé de plusieurs cours entre décembre 2008 et janvier 2009.

• Une image du paysage

Le paysage est le thème d’une exposition envisagée au musée de l’Echevinage à Saintes. Je propose plusieurs séquences autour de cette question. La ville de Saintes a pendant longtemps surtout porté son regard sur son patrimoine ancien, il me paraissait intéressant d’aborder la question par ce qui ne faisait pas « paysage » aux yeux des élèves, de se tourner vers une réalité considérée comme peu remarquable afin de revenir à l’image avec moins d’apriori. J’ai pensé à des œuvres de Jeff Wall montrant des paysages de banlieue, des périphéries de ville, plus la ville et pas encore la campagne - rien de bien spectaculaire, mais comme il en existe dans beaucoup d’endroit. J’en ai choisies deux : The Crooked Path et The Storyteller.

J’ai donc montré ces images aux élèves avec le vidéoprojecteur. S’en est suivi quelques échanges [je n’ai pas retranscrit les propos des élèves, je vous en donne à peu près le contenu, mais en vrac, sachant que ce qui a été dit dans une classe ne l’a pas forcément été dans une autre].

Des interrogations bien entendues et des affirmations : est-ce de l’art ? Ce qui est photographié n’est pas beau. Ca se vend cher ? … Apparaît cette idée qu’une œuvre est belle parce qu’elle représente quelque chose de beau, et que l’art c’est une belle œuvre.

Des propos sur l’image elle-même : c’est une photographie. On voit « Leclerc » ou « Carrefour » dans le fond. Un terrain à l’abandon. De l’herbe écrasée par des pas forment un chemin, des personnes ont traversé le champ pour aller au centre commercial et en revenir. Une voie de circulation. D’avant en arrière. Elle ondule. Des ruches colorées. Des couleurs vives (les autres couleurs sont plutôt ternes). Dans The Storyteller, ils voient tout de suite la tache rouge d’un des personnages. Evocation de la tache rouge chez Corot. Les obliques. Les horizontales. Les verticales. Ils voient davantage que l’image est construite sur la seconde. Des éléments architecturaux. La nature. Ce n’est pas cultivé. L’idée de « passage » est amenée, mais nous le verrons par la suite, ne va pas de soi.

Sur The Storyteller, la ligne horizontale qui traverse l’image sous le câble électrique intrigue. C’est une des rares marques concernant la matérialité de ces images : l’œuvre est constituée de deux films qui se superposent légèrement et donnent ainsi cette ligne. Je donne l’information aux élèves qui ont évoqué ceci.


Rien n’apparaît dans les images projetées de la façon dont elles sont présentées (le caisson lumineux). Les élèves les considèrent ainsi comme des images n’ayant aucune existence matérielle, juste des images. L’idée était de les utiliser surtout pour amorcer une réflexion sur la possibilité d’un référent sans qualités esthétiques.

Montrer deux œuvres, c’était peut-être trop à la fois. The Storyteller n’est peut-être pas utile parce qu’il y a des personnes dans le paysage, cela nous fait partir dans trop de directions (mais j’aimais l’idée du béton, des pierres de blocage et de l’herbe).

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