Il y a unité de temps, unité d’action, mais pas de lieu puisque, pour sa dernière édition, cette installation (1) a investi environ cinq cents sites dans dix pays.
Des moyens issus d’une pratique familiale et sociale partagée par tout être humain -la lessive- permettent de créer un dispositif réunissant les conditions élémentaires de l’exposition :
Cette installation initie de la sorte des contraintes et une esthétique communes, ainsi qu’une relation partagée à ce qui est montré.
. Les « effets » d’une même famille ont été exposés en faisant passer de l’intime au public, de l’élaboration plastique conçue par une personne isolée à une installation collective d’une ampleur impossible à appréhender par le regard.
Avoir conscience que d’autres personnes agissent à notre enseigne, au même instant, en d’autres points du globe, instaure une étrange connivence. Accepter de déposer sur un fil une réalisation qui parle de nous-mêmes et de l’autre, tout en dévoilant notre rapport à l’art, n’est pas si fréquent. Que sa participation semble modeste ou plus imposante, chacun prend un risque dès lors que des pratiques et des codes sont sollicités de manière inédite. L’installation atteste ainsi de la diversité des approches issues de cette proposition adressée à tous.
pour organiser et participer vous trouverez plus d’informations sur le site de La Grande Lessive®
(1) initié par Joëlle Gonthier, collègue d’arts plastiques, plasticienne très investie dans la médiation pédagogique de l’art