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article Giotto et les humanistes de Michael Baxandall -édition du Seuil.     -    publié le 07/10/2015    mis à jour le 09/10/2015

Compte-rendu de lecture

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Voici un bouquin qu’il m’a beaucoup plu de lire, sans conteste. Très digeste malgré son titre annonciateur de bouleversement neurologiques du système cognitif. Nous y apprenons beaucoup de choses fort intéressantes. Entre autre comment s’est élaboré l’esprit humaniste et son influence pour la composition des œuvres d’art à l’aube de la haute renaissance. Un truck à lire donc pour affûter notre nouvel-ancien enseignement en Histoire des Arts auprès de nos apprenants.

Sans conteste.

Par contre totalement inutile pour l’exercice de notre admirable fonction. Si nous ne maîtrisons pas le "vrai" latin cicéronien, pas lu Pétrarque dans le texte, Giordano Bruno, Dante ou l’incontournable Marsile Ficin, par exemple, nous ne sommes plus très loin de chez Monsieur Cambronne. Certes, n’oublions pas, blacks hussard(es) de la République : " la garde meurt mais ne se rend pas", alors lire Monsieur Baxandall ne nous obligent pas à basculer par-delà les tranchées des noms d’oiseaux rares lorsque nous nous retrouvons à court de munitions. Nous ne savons jamais, cela peut toujours servir, comme un bout de tuyau qui pourrait, dans un temps indéterminé, trouver son utilité.
Bien sûr, je plaisante beaucoup, c’est ma manière de causer lecture, je ne sais pas faire dans l’orthodoxe comme chacun le sait. Sans conteste.
Si nous voulons avoir une petite idée dans ce que nous souhaitons investir, il y a des compte-rendus de lecture plus sérieux, par exemple par ici :

Édition du Seuil

De même sur l’auteur et sa bibliographie. Des machins qui m’ennuie d’écrire en vérité. Enfin là, ce n’est plus de l’écriture, sans conteste.

Cependant ne jouons pas les dégoûtés par snobisme de bas-étage alors que ce livre est une mine de savantes choses à découvrir pour ceux qui se délectent d’apprendre. Et de croquer la pomme.
Malgré tout j’ai bien compris que la lecture de Giotto et de ses compositions n’est pas si aisée que cela, si l’on n’y pipe rien en latin. Je m’en doutais bien depuis longtemps, l’art (en général) est tout aussi obscur que le bitume un soir où orageux sans éclair sans lune lorsque l’histoire s’en mêle. Pourtant cela ne m’empêche pas de savourer un bon Giotto ou un délicieux Piero, comme ça, sans trop de savoirs. Et même du Poussin, notre cher normande-romain. Parfois inutilement encombrants. Et pourtant j’insiste , mais pourtant, hélas ! Même qu’avec mes deux malheureuses années latinistes du collège, je suis d’emblée hors jeu. Toutefois Monsieur Baxandall nous épargne le pire en écrivant, aussi, pour de pauvres ignares comme moi.

C’est ça le malheur de la banalisation, celui de transpirer du bonnet pour la masse.

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