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article Le Prince foudroyé     -    publié le 17/02/2011

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Certains – j’en étais – disaient : « De Sta(hè)l ». D’autres prononçaient : De Sta(lle). Les plus audacieux abrégeaient : « Stal », sans le « De » de l’aristocrate, voulant signifier sans doute une déjà ancienne complicité « École de Paris » avec le maître. Et donc une connaissance plus intime de sa peinture. Quand on était encore un peu « bleu » dans la baraque, on affectait ce « De Stahèle » : application. Mais lorsque l’on avait compris comment mieux tacher pour mieux occuper le mur, pour que cela « tienne le mur », c’était un « Stal » musclé.

Je me demande si je n’avais pas entendu parler de Nicolas de Staël : 1) avant de voir ses tableaux de visu ; 2) et avant de comprendre sa démarche. Avant de savoir les quelques éléments de sa vie qui peuvent expliquer… C’est l’immense privilège – parfois hélas post-mortem – des personnages-« phares », évidemment. Leur réputation les précède. Leur aura les rend numineux. Et parce que ce que l’on en dit, entre soi, est plus ou moins vérifié ou exact, parce que cela se colporte, se déforme aussi bien, un mythe – LE mythe – se construit.

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