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article Du bonheur d’observer.     -    publié le 06/09/2010

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Dans l’obsession Vinci, le dernier volume d’une trilogie consacrée à trois grandes figures de la Renaissance (Lippi, Botticelli et Vinci), l’auteure Sophie Chauveau évoque Léonard.

En page 451 : Il entre en un chagrin terrible quand un étudiant recopie son travail en omettant quelque détail. Par paresse, passer de la sorte à côté de l’essentiel : « L’essentiel est toujours dans le détail. Sinon se donnerait-on la peine des détails s’ils ne signifiaient beaucoup plus que ce qu’ils sont en eux-mêmes ? Assez de ces raccourcis stupides qui sont faits au mépris du mécanisme lui-même, se contentant des grandes lignes. C’est un travail d’observation scientifique. Il n’y a pas de détail. Tout compte, tout est équivalent… »

Les modèles en question, quels qu’ils fussent (machines ou anatomie ou visages) en ces temps d’extrême exigence, étaient on l’imagine très prégnants, sachant ce qu’étaient les divers champs d’étude de Léonard. Ils ne souffraient aucune approximation. Sans vouloir conduire mes élèves sur les pas de ces monstres sacrés de l’enquête positive – sur les pas de Monsieur Dürer par exemple, avec son lapin ou sa touffe d’herbes (où se lit la passion scientifique du détail), je trouve dans les mots prêtés à Léonard, une approbation de mes exigences propres, en classe, lorsqu’il s’agit d’observation – et un encouragement à poursuivre dans la voie personnelle que je me suis fixée, en matière de pratique artistique.

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