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article Des logos pour des designers     -    publié le 29/01/2008    mis à jour le 30/01/2008

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• En relation directe ou indirecte…

Le champ d’étude du logotype est un domaine du plus haut intérêt pour ce qui concerne l’enseignement des arts appliqués. L’élaboration d’un symbole ou signe d’identité visuelle convoque en effet des compétences diverses, qui touchent à l’intelligence sensible : dire le plus avec le moins. Mais dans ce domaine spécifique, évidemment, on trouve le meilleur comme le pire.

Les modestes réalisations que je publie dans cet article ne représentent, cela étant, ni le pire ni le meilleur. Elles signent simplement des efforts menés en classe avec toute la conviction, la jeunesse et la poésie « rustique » dont on est capable lorsque l’on suit une formation en Maintenance ou RoTu Bac Pro.

On objectera peut-être – sans doute – que la problématique du logotype n’est pas stricto sensu en relation avec l’univers ou l’environnement ou les préoccupations des élèves de cette (ces) section(s). Mais je tiens qu’il s’agit là d’une question « mécaniste », parfaitement artificielle, qui présente de surcroît le désavantage appréciable de ne suggérer aucune proposition valide et opératoire. Cela fait déjà quelque temps que « la relation directe ou indirecte avec le domaine professionnel » (voir référentiel CCF) de la spécialité ne m’inquiète que modérément.

Les élèves de maintenance, par exemple, mais c’est vrai pour les Rotu, ne sont chargés que de la prévention des pannes ou dysfonctionnements et de la remise en état des circuits de productions industriels. Certes ils évoluent dans un univers singulier de formes et de structures (les machines) mais leur espace de compétence est suffisamment « abstrait » pour que tout aspect de la conception artistique les questionne et les intéresse de près ou de loin.

Je vise auprès d’eux – et je perçois aujourd’hui que, l’ayant compris, ils m’en sont reconnaissants –, je vise auprès d’eux l’ouverture et l’assouplissement de l’esprit d’invention, autrement dit, les facultés créatrices au sens le plus large et le plus transversal du terme. En effet, ayant approché à l’occasion des visites de stagiaires en entreprise, divers tuteurs, passionnés par leur métier, j’ai pu me rendre compte qu’on attendait de ces professionnels de nombreuses et précises qualités : le sens de l’observation ; la capacité à déduire ; l’imagination ou l’inventivité plutôt ; le sens du contact et l’aisance dans la communication ; l’autorité et le rayonnement – s’il leur revient de conduire l’activité d’une équipe ; une réelle flexibilité (quoique la portée de ce terme soit diversement ressentie).

La conduite d’un projet d’art appliqué – transférée transversalement – positive à moyen et long terme, cette notion de flexibilité et augmente la capacité de l’individu, acteur sur son terrain, à innover.

Je suis donc parvenu à justifier auprès de ces jeunes gens ma mission d’enseignement, par le biais des arguments que je viens d’exposer succinctement. Quand un élève comprend pourquoi il est bon d’essayer de faire une chose, il s’applique à réussir cette chose.

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